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Sur le temps liturgique

Par rolpoup :: vendredi 26 janvier 2007 à 0:00 :: En Principe

 

  

 

 

 


Sur le temps liturgique

 

 

 

 

Le Paradis terrestre et la géographie  

 

Où se situait le Paradis terrestre ? Une question qui a arrêté les théologiens jusqu’à ce que le rationalisme vienne expliquer qu’il n’était évidemment pas localisé ! Quelle nouvelle, accompagnée de la certitude que les anciens étaient bien obtus !

 

Nombre d'exégètes contemporains dont la pensée par ailleurs fort intéressante offre nombre d’ouvertures, butent sur cette fermeture-ci : nos prédécesseurs antiques et médiévaux, et même ceux de la Renaissance, perdraient tout crédit pour avoir pensé devoir situer le Paradis terrestre — généralement vers Babylone. Et de juger incroyable que l'on ait pu adhérer à de tels mythes ! Nous voilà renvoyés à une raison tellement plus éclairée qu’elle délocalise totalement les lieux de nos exils. Et nous voilà du même coup mués en extraterrestres.

 

D’où sommes-nous exilés ? D’où avons-nous conçu notre exil métaphysique ? Israël se souvient de la Babylone d’Abraham, celle-là même où, au bord de ses fleuves, il pleure par la suite la Canaan perdue. Et où tout comme au désert, il a la nostalgie des concombres d’Égypte.

 

Babylone heureuse, aux jardins suspendus… Y a t-il autre paradis que ce temps heureux, ce temps qui se perd dans l’infini de la nostalgie qui renvoie au-delà de lui-même ? — qui renvoie hors l’histoire, au point que même à la fin de l’exil, l’exil perdure, devenu cosmique.

 

Y a t-il autre paradis que ce temps heureux, baigné des fleuves de Mésopotamie, et du fleuve d’Égypte et d’Éthiopie ? Où la mémoire s’embrume des larmes de la nostalgie d’un bonheur que l’on découvre lorsqu’on l’a perdu, lorsqu’on a su qu’il ne reviendra pas…

 

Géographique le Paradis ? Évidemment, comme l’on est du temps, qui a coulé et qui a planté ses kaïroubim ("chérubins") à l’épée flamboyante interdisant à tout jamais un retour, on est de la géographie plurielle de ce temps d’où l’on vient et qui ne coule que vers l’aval, vers la mer de demain.

 

Il n’est pas d’autre lieu de rencontre que le souvenir des joies perdues, voire des joies du ventre, pour le dire comme ces ascètes que furent les épicuriens de l’Antiquité, pour nous dire cette nostalgie d’un autre temps.

 

 

 

L’Atlantide et les extraterrestres

 

Autre temps auquel renvoie de mythe de l’Atlantide de Platon, pour un tout autre ailleurs — cela pour dire qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, rien de très différent d'un soleil à l'autre, d'une rive de la Méditerranée à l'autre. C’est le même ciel des Idées que Platon fait contempler à ses mythiques Atlantes, dont ils se seraient alors souvenus pour disparaître à jamais au jour de la chute dans les désirs secondaires, artificiels, ceux que ne satisfait pas la simple nature. Que les Athéniens, qui leur ont succédé, prennent garde ! Ici cependant pas de géographie repérable : l'Atlantide n'est pas vraiment un lieu.

 

Babylone en est un. Mais la Babylone de tous nos regrets, cette Égypte des temps perdus, s’est bâtie sur la même contemplation. Et bien que l'une comme l'autre montrent leur géographie présente, nous sommes déchus de leur souvenir passé, et n’y reviendrons pas.

 

Nous ne sommes pas déchus d’une Atlantide où nous n’avons jamais vécu. L’autre temps se marque, concernant l'Atlantide, par l’étrangeté, la différence radicale des deux mondes, celui-là, perdu et muthique, et le nôtre. Ici toute continuité est rompue. Les dieux seuls sont cantonnés dans le monde mythique.

 

Mais, en revanche, il n'y a pas de solution de continuité de Babylone-Paradis à Babylone-temps d’exil. En commun, toutefois : accès impossible — retour impossible. Kaïroubim et engloutissement, engloutissement et déluge.

 

La science géographique nous a appris qu’il n’y a pas de continent englouti au-delà des colonnes d’Hercule, pas d’Empire qui se serait étendu il y a dix mille ans de là à la Lybie. Pas d'Atlantide disparue.

 

Exilé radical, ce Paradis perdu. Mais demeure cette certitude enfouie que l’on est bien exilé de quelque part. Du sein maternel certes ; mais d’ailleurs aussi — quelque chose de commun.

 

D’où sont venus les Atlantes ? Quand la science nous interdit la découverte géographique d’un tel continent, la source des mythes, intarissable, nous prépare en un, « scientifique » celui-là : un Paradis extraterrestre — il suffisait d’y penser. C’est fait, on y a pensé.

 

Platon lui-même ne nous l’a t-il pas suggéré en nous donnant les dieux, êtres célestes, à l’origine, voire à l’origine biologique de la « race » des Atlantes.

 

La mythographie contemporaine et évolutionniste les retrouve chez les extraterrestres !

 

Un film comme « L’Âge de glace », évolutionniste s’il en est, voit apparaître dans une ancienne caverne de ces temps préhistoriques, une soucoupe volante prise dans la glace. L’enfant humain préhistorique y reconnaît des proches, saluant l’objet emprisonné.

 

Voilà donc bel et bien des Atlantes célestes, qui ont accédé avant nous à des techniques qui nous restent futuristes ; éternel retour des lendemains de notre évolution envisagée.

 

Contrairement à ce qu’il en est de Babylone, nos mythiques congénères extraterrestres nous sont toujours aussi étrangers que les Atlantes. Ils nous sont aussi, plus qu’eux encore, des dieux.

 

C’est là qu’est la dérive la plus considérable, consécutive à la perte de la dimension géographique de notre sens de l’exil. Nous savons bien que nous ne sommes pas eux.

 

 

 

Au-delà de la géographie


Si l’on revient à notre exil babylonien, exil ambigu, double exil, puisqu’il porte sa dimension nostalgique — on a perdu le temps heureux du paradis babylonien ; et malheureux en ce que l’exil babylonien l’est aussi au sens où Babylone, plus que lieu regretté, est le lieu de l’exil dans le malheur.

 

En ce sens, il n’est pas souhaitable d’y retourner ! Il faut à tout prix s’en échapper. Les kaïroubim en ferment donc l’accès pour notre bonheur.

 

Pas question donc de vénérer des dieux rescapés d’un Paradis fermé, seraient-ils les extraterrestres de nos mythes atlantes contemporains configurant des paradis que l’on voudrait retrouvés.

 

Ils restent les survivants mythiques égarés d’un exil qui nous est, à nous, au fond, exode, envoi sur une route vers la Jérusalem céleste, au ciel des Idées, Jérusalem qu’ont contemplée toutes civilisations que peuvent typifier les mythiques Atlantes ; puis les Hellènes athéniens ; et en avant d’eux Moïse, qui y a fondé pour Israël le modèle de tout temple terrestre, tabernacle au désert.

 

 

Le temps liturgique, cet autre temps inauguré dans la contemplation du tabernacle céleste du Sinaï et dévoilé dans le Christ ressuscité, apparu sur le Mont de la Transfiguration, est la désignation toujours renouvelée de cet au-delà de la géographie vers où l’on est appelé via le transit dans les espaces géographiques de nos exils et de nos exodes, de nos paradis et de leurs pertes, qui le chargent de sa réalité.

 

Célébration qui réoriente les hommes et où les anges désirent plonger leur regard.

 

 

R.P.

 

 

 

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