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Benoît XVI à Ratisbonne

Par rolpoup :: lundi 05 février 2007 à 0:00 :: Interreligieux

 

 

 

 

 



Benoît XVI à Ratisbonne :
la raison, les religions et la violence

 

 

 

 

À lire la conférence du pape à Ratisbonne, on découvre qu’il ne parlait pas de l’islam, ni à l’islam ! Il s’essayait à démontrer que seul le catholicisme peut garantir une rationalité intégrale. Il attaque plus particulièrement la philosophie européenne issue du XIXe siècle. Elle porte à ses yeux une véritable démission de la raison, et il tente de tracer les étapes de cette démission à laquelle, dit-il, le catholicisme seul peut apporter une vraie résistance. C’est à ce point, qu’assez schématiquement, il tend à affirmer que l’islam est porté à délaisser la raison pour l’arbitraire divin. Et le pape de référer à Ibn Hazm, qui se trouve n’être pas le seul théologien de l’islam. L'islam peut aussi revendiquer un rôle important dans l'avènement de la modernité. Le pape est probablement conscient du côté schématique de son propos, puisqu’il admet que dans ses courants nominalistes, au XIVe siècle, le catholicisme a lui-même été tenté par la philosophie de l’arbitraire divin. Il n’en retient pas moins cette tendance comme caractéristique de l’islam, à l’inverse du catholicisme. Le catholicisme seul peut donc offrir une résistance aux impasses de ce qu’il considère comme cette démission moderne de la raison. (Notons en passant que Tariq Ramadan dit exactement la même chose que Benoît XVI, mais pour lui c’est l’islam qui porte cette capacité là !)

 

C’est en passant, dans le cadre de sa démonstration, que le pape a signalé que Manuel II Paléologue interrogeait l’islam sur l’apport de Mahomet — lequel a eu en son temps un comportement guerrier.

 

C’est cette remarque, et la question de Paléologue, qui, répercutée par les médias, a soulevé le tollé que l’on sait.

 

Où le trouble me paraît en ce que le monde musulman n’ait pas saisi la balle au bond pour répondre rationnellement à la question qui émergeait : quid des aspects guerriers de la carrière de Mahomet ? Le trouble est d’autant plus prononcé que la réaction du monde musulman, violente et irrationnelle, tend tout simplement à amener de l’eau au moulin papal !

 

Où il faut reconnaître que la tâche de l’islam n’est pas facile au regard des apparences.

 

Le problème s’est posé à nouveau, dans la foulée, avec l’interdiction du Figaro en Tunisie, suite à un article qui vaut ce qu’il vaut, mais qui lui aussi pose à son tour cette question, en termes bien plus vifs, certes, que ceux du pape ; l’article prenant en outre appui sur l’islamologue Maxime Rodinson.

 

Il vaut de citer l’article incriminé, signé par le philosophe Robert Redeker : « Maxime Rodinson, écrit-il, énonce, dans l'Encyclopédia Universalis, quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D'une part, "Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire (...) Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie (...) Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin".

 

D'autre part, "Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu'il accusait d'un comportement suspect». Enfin, «après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite Aisha, qui avait à peine une dizaine d'années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages".

 

Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.

 

De fait, l'Église catholique n'est pas exempte de reproches. Son histoire est jonchée de pages noires, sur lesquelles elle a fait repentance. L'Inquisition, la chasse aux sorcières, l'exécution des philosophes Bruno et Vanini, ces mal-pensants épicuriens, celle, en plein XVIIIe siècle, du chevalier de La Barre pour impiété, ne plaident pas en sa faveur. Mais ce qui différencie le christianisme de l'islam apparaît : il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l'Église.

 

Aucune des fautes de l'Église ne plonge ses racines dans l'Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l'institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. » Etc.

 

Interrogation redoutable, que prend en compte le philosophe tunisien Mezri Haddad : « L'histoire en général, celle des religions en particulier, n'a pas toujours été sainte ; elle a été au contraire souvent violente et sanglante. Cela vaut aussi bien pour le christianisme que pour l'islam, même si les corpus fondateurs divergent complètement sur l'usage de la violence : "Remets ton glaive à sa place, ordonne Jésus, car tous ceux qui auront pris le glaive périront par le glaive" (Matthieu 26,53); "Permission est donnée à ceux qui combattent pour avoir subi l'iniquité" (sourate XXII, verset 39). Qu'importe si ce verset coranique est le premier autorisant la lutte défensive, après 70 autres proscrivant la violence. Le fait est que la position coranique est ici aux antipodes de la position néotestamentaire » (Mezri Haddad, « Vrais et faux ennemis de l'islam », Libération, 26.09.06).

Et voilà Robert Redeker menacé de mort et condamné à la clandestinité, comme si certains, "au nom de l'islam", voulaient lui donner raison !


Quelle est à ce point la tâche de l’islam ? Censurer, réagir violemment ? Ou expliquer, entrer dans le dialogue. La deuxième voie est évidemment préférable. Elle est difficile, mais pas impossible. Les chrétiens ont peut-être à aider les musulmans dans ce qui est une tâche apologétique.

 

Car toutefois, outre les remises dans son contexte d’un prophète qui n’en est pas moins —  ne faut-il pas l'admettre ? — un homme de son temps, un temps où certains droits étaient approximatifs, des approches apologétiques sont possibles.

 

C’est une approche de ce type que voudraient tenter les quelques lignes suivantes — concernant le seul aspect guerrier, la question du djihad  — et cela en regard de la raison, pour rester dans la thématique du propos papal :

 

*


(Repris et adapté de RP, "À propos du Djihad", Revue réformée, n°189, 1996/3)


Les religions dites "du Livre" perçoivent ce qu'elles reçoivent comme Révélation comme oscillant entre deux pôles, la lettre et l'esprit. Ce qu'on pourra illustrer par le récit évangélique de Jean 8, 3-11 sur la femme adultère. Dans ce récit, on est face à des scribes référant à la Loi prescrivant de lapider les adultères pris en flagrant délit. C'est le cas de la femme qu'ils amènent à Jésus. Les scribes en appellent à la lettre de la Loi : ils demandent la lapidation. Jésus renvoie à une lecture plus profonde de la Loi, sans en nier la lettre, mais qui la rend difficilement applicable : devant les exigences de la Loi concernant l'adultère, les scribes sont-ils si irréprochables, sont-ils si saints qu'ils soient dignes d'en faire appliquer les conséquences pénales en toute bonne conscience ? Ce faisant Jésus est parfaitement dans la ligne du judaïsme talmudique, lequel enseigne que si les Pères du temps de l'Exode, eux qui avaient comme palpé la présence de Dieu au Sinaï, étaient suffisamment saints pour mettre en application les peines de la Loi, cette sainteté n'est plus le fait de leurs successeurs qui sont donc mal venus de punir ceux qui transgressent une Loi qui les accuse eux-mêmes.

 

Cela permet de remarquer en passant que l'esprit ne se situe pas en vis-à-vis de la lettre comme le laxisme vis-à-vis de la rigueur. C'est au contraire une rigueur plus grande dans la lecture qui rend difficilement applicable une lecture qui ne serait que superficielle.

 

Ce phénomène qui existe en christianisme et en judaïsme apparaît aussi en islam, et notamment quant au djihad, qui, si l'on sait qu'il correspond à un effort de type militaire, n'en réfère pas moins — aussi — à une exigence de sainteté. Sainteté des institutions certes, mais aussi des individus. D'où l'idée que l'on connaît, selon laquelle pour certains courants plus "mystiques" de l'islam, le djihad tend à s'identifier, ou au moins à se rapprocher de la notion chrétienne de sanctification : le combat, la guerre en question concernant avant tout les passions et les vices qui font la guerre à l'âme. En effet, que signifie combattre des institutions corrompues si l'on est corrompu soi-même ? Notons toutefois que cette notion de djihad intérieur n'exclut pas l'effort militaire, mais plutôt le qualifie. C’est ainsi qu'un mystique tel qu'Ibn 'Arabi ne négligeait pas d'exhorter les pouvoirs à œuvrer avec rigueur à leur tâche répressive.

 

La distinction n'en demeure pas moins entre deux pôles, sur un mode de lecture qui trouve donc des parallèles en judaïsme et en christianisme. La bi-polarité en question est même un classique en islam, où traditionnellement on a appris à distinguer l'extériorité, ou la lettre, en arabe le zahir, et l'intériorité ou le sens spirituel, en arabe le batin. Au point qu'il existe en islam des mouvements shi'ites radicaux, parmi les ismaëliens - en l'occurrence ceux de la tradition de l'Aga Khan - qui estiment que la loi extérieure, le zahir, est rendue caduque par sa compréhension spirituelle, le batin : ainsi les tenants de cet ismaëlisme dit réformé, extrêmement minoritaire, adhèrent-ils tout simplement au libéralisme le plus insoupçonnable.

 

Toutefois, cette bi-polarité est moins prégnante en islam, dans les courants les plus communs, quant à ses conséquences pratiques. Cela pour une raison simple. La distance historique entre les deux pôles est extrêmement réduite puisque ultimement, il faut la trouver dans le Coran écrit sur une vingtaine d'année.

 

Pour la tradition juive les deux pôles en questions se situent, sur une échelle temporelle entre la Loi et la fin des prophètes, donc quelques dix siècles - les prophètes tirant vers une exigence intérieure d'interprétation. Quant au christianisme, se situant dans la lignée des prophètes, il accentue encore le sens de cette bi-polarité, par ce qu'il donne un autre livre du même degré d'inspiration, remettant parfois explicitement en question les implications d'une lecture extérieure, littérale. Ainsi Paul, qui en vient à libérer les Galates de la pratique extérieure de la circoncision. L'Apôtre va bien plus loin que les prophètes parlant de circoncision du cœur, mais comme exigence quant au sens et à la valeur de la circoncision extérieure. Le pas franchi par Paul s'apparente mutatis mutandis de celui que franchiront plus tard les ismaëliens réformés par rapport au Coran. Mais de plus, il se trouve que des écrits aussi radicaux quant à la lecture spirituelle de la Torah que ceux de Paul ont été recueillis par le christianisme comme Parole de Dieu au même titre que la Torah, instituant une dialectique "du zahir et du batin" provoquant une tension telle que certains chrétiens succomberont à la tentation d'abandonner un des pôles : ainsi par exemple les marcionites rejetant l'Ancien Testament. Ce qui ne pouvait d'ailleurs que leur faire courir le risque de faire du questionnement de la Loi une nouvelle loi.

 

C'est à ce même risque qu'a succombé l'islam en abandonnant la lecture de la Bible hébraïque et du Nouveau Testament, à peu près définitivement au XIe siècle, comme en témoigne l’œuvre d'Ibn Hazm de Cordoue. Sans doute ici aussi, comme les marcionites, mais mutatis mutandis, la tension dialectique a-t-elle paru trop forte, entraînant une dérive vers un légalisme que ne connaissait pas l'islam premier. (Selon R. Caspar, Traité de théologie musulmane, Rome, Institut biblique pontifical, 1987, p. 218 :) le premier théologien à défendre avec une rigueur systématique la thèse de la falsification matérielle des Écritures bibliques est Ibn Hazm de Cordoue (mort en 454/1063) ; sa position n'a alors pas encore emporté la quasi-unanimité qu'elle connaîtra par la suite.

 

La bi-polarité, interne aussi au Coran n'en a pas moins subsisté entre zahir et batin. Elle n'est sans doute pas sans rapport avec les deux types de textes que l'on a cru contradictoires, mentionnés en introduction. Deux pôles dans le texte coranique, d'où les deux pôles de la compréhension musulmane du Coran, d'où aussi le fait que ces deux interprétations ne sont nullement exclusives.

 

Quant au djihad, il en résulte que l'exigence de l'effort militaire demeure, mais que cette exigence est sujette au même type de remises en question que celui que Jésus adressait aux scribes quant à la prescription de la lapidation des adultères.

 

 

R.P.

 

 



 

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