UNE AUTRE FOI - http://rolpoup2.zeblog.com/ <link rel="alternate" type="application/xml" title="RSS Commentaires" href="http://rolpoup2.zeblog.com/rsscom.php" /> <body>

UNE AUTRE FOI

<body>

À propos

« Il a mis
dans leur cœur
la pensée de l’éternité »


(Ecclésiaste 3, 11)


Catégories

Billets

-> Tous les billets /
Table des matières

Pages

<h3>Calendrier</h3> <table class="calendrier"> <caption class="calendrier-mois"><span class="calendrier-prec"><a href="http://rolpoup2.zeblog.com/2017/8">«</a></span>&nbsp;<a href="http://rolpoup2.zeblog.com/2017/9">Septembre&nbsp;2017</a></caption> <tr><th abbr="Lundi">Lun</th><th abbr="Mardi">Mar</th><th abbr="Mercredi">Mer</th><th abbr="Jeudi">Jeu</th><th abbr="Vendredi">Ven</th><th abbr="Samedi">Sam</th><th abbr="Dimanche">Dim</th></tr> <tr><td colspan="4">&nbsp;</td><td>1</td><td>2</td><td>3</td></tr> <tr><td>4</td><td>5</td><td>6</td><td>7</td><td>8</td><td>9</td><td>10</td></tr> <tr><td>11</td><td>12</td><td>13</td><td>14</td><td>15</td><td>16</td><td>17</td></tr> <tr><td>18</td><td>19</td><td>20</td><td>21</td><td>22</td><td>23</td><td>24</td></tr> <tr><td>25</td><td>26</td><td>27</td><td>28</td><td>29</td><td>30</td><td colspan="1">&nbsp;</td></tr> </table> <br> <h3>ERF Antibes/Vence :</h3> <a href="http://erfantibesvence.wordpress.com/" title="Église réformée de France à Antibes, Cagnes-sur-Mer et Vence" target="_blank"><img style="color:#000; border: 0px solid ; border-right: 1px solid ; border-bottom: 1px solid ; height: 50px; width: 200px;" src="http://www.zeblog.com/blog/uploads/r/rolpoup1/acv15.10.jpg" title="Église réformée de France à Antibes, Cagnes-sur-Mer et Vence" alt="Église réformée de France à Antibes, Cagnes-sur-Mer et Vence"></a> <br> <h3>Côté KT :</h3> <a href="http://ktrolpoup.zeblog.com/" title="Catéchisme" target="_blank"><img style="color:#000; border: 0px solid ; border-right: 1px solid ; border-bottom: 1px solid ; height: 50px; width: 200px;" src="http://www.zeblog.com/blog/uploads/k/ktrolpoup/kt56.jpg" title="Catéchisme" alt="Catéchisme"></a> <br> <h3>Prédications/méditations :</h3> <a href="http://rolpoup2.blogspot.com/" title="Prédications/méditations" target="_blank"><img style="color:#000; border: 0px solid ; border-right: 1px solid ; border-bottom: 1px solid ; height: 50px; width: 200px;" src="http://rolpoup.files.wordpress.com/2009/02/bible-gutenberg1.jpg" title="Prédications/méditations" alt="Prédications/méditations"></a> <br> <h3>Prédications :</h3> <a href="http://rolpoup2.blogspot.com/" title="Prédications / Dimanches et fêtes" target="_blank"><img style="color:#000; border: 0px solid ; border-right: 1px solid ; border-bottom: 1px solid ; height: 50px; width: 200px;" src="http://rolpoup.files.wordpress.com/2009/02/bible-gutenberg1.jpg" title="Prédications / Dimanches et fêtes" alt="Prédications / Dimanches et fêtes"></a>

Et puis...


Rechercher
dans les blogs 'rolpoup'


Fils RSS


Page copy protected against web site content infringement by Copyscape

(Ɔ) - Citer avec le lien
UNE AUTRE FOI


<script src="http://shots.snap.com/ss/052aabba95571680aaf32a0d71a38e43/snap_shots.js"></script>

Page précédente / Page suivante

<a name='e145489'></a>

La religion de John Wesley (1)

Par rolpoup :: mercredi 07 février 2007 à 14:32 :: Réformation







LA RELIGION DE JOHN WESLEY :
UN CALVINISME PARADOXAL ?

 

 

 

John Wesley est généralement perçu comme étant, parmi les hérauts de la foi évangélique, le témoin privilégié du libre-arbitre et de la possibilité de la sanctification totale dès ici-bas - contre le calvinisme.

 

Commun, cet énoncé de la spécificité du protestantisme wesleyen se trouve pourtant chargé d'un discret et étonnant paradoxe. Tout au plus ce paradoxe est-il senti à travers la fameuse gêne de plusieurs de ses biographes face à son affirmation selon laquelle il s'est converti en 1738, sachant qu'il était auparavant pieux, missionnaire, et qu'il avait fondé le "club des méthodistes" ! (selon le sobriquet par lequel on le désignait.)

 

Dans le propos autobiographique par lequel Wesley relate sa prise de conscience de la justification par la foi, éclate le fameux croisement, qu'il est utile de rappeler, de deux religiosités opposées, qui ont subsisté côte à côte dans la piété du revivaliste[1].

 

 

La conversion

 

Au cœur de son cheminement religieux, Wesley place donc lui-même l'événement qu'il date précisément du 24 mai 1738 :

 

           "à neuf heures moins le quart environ, tandis qu'on lisait le passage où Luther décrit la transformation que Dieu produit dans le cœur qui croit en Christ, je sentis mon cœur se réchauffer étrangement. Je sentis que je me confiais en Christ seul, pour mon salut. Je reçus l'assurance qu'il m'avait purifié de mes péchés, de tous mes péchés et qu'il m'avait sauvé de la loi du péché et de la mort[2]".

 

A son propre témoignage, ce moment marque une rupture décisive de son évolution.

 

 

L'arrière-plan

 

Auparavant, en effet, depuis l'enfance de Wesley, sa religion, assez loin de ce qu'il vient de vivre, est celle de la synthèse anglicane d'alors : synthèse de ritualisme, de légalisme teinté de mystique, et d'un certain humanisme :

 

            Il a "été élevé dans la conviction que l'on ne peut être sauvé que par l'observance rigoureuse de tous les commandements... de sorte," dit-il, "qu'en vérité j'ignorais autant la vraie signification de la Loi que celle de l'Evangile de Christ[3]".

 

Après que son adolescence l'ait vu tiédir face à ses exigences et déboucher sur un mol ritualisme, il est incité par son père à entrer dans le ministère, tandis qu'il est "au même moment,... poussé à lire l'Imitation de Thomas a Kempis" qui l'amène à comprendre que la vraie pratique religieuse requiert l'intériorité[4]. Les Règles et Exercices pour vivre et mourir saintement de Jérémie Taylor, ainsi que le Traité pratique de perfection chrétienne de William Law, l'encouragent dans cette voie, et il acquiert la persuasion qu'il se rendra agréable à Dieu par son désir sincère de se conformer intérieurement à sa Loi. Il se met à la pratique des oeuvres sociales et au service du prochain, en persévérant fidèlement dans l'observance du rituel de l'Eglise, cherchant "à combiner le mysticisme de Law avec ses goûts personnels pour le traditionalisme de la Haute-Eglise[5]". Le légalisme de Wesley s'est alors approfondi, intériorisé.

 

*

 

C'est au cours de son voyage vers les Amériques où il est parti en mission, qu'il rencontre les Frères moraves qui lui prêchent la doctrine de la justification par la foi, à laquelle il est peu perméable, comme - selon ce que rapporte le Morave Pierre Boehler écrivant à Zinzendorf au sujet de Wesley - tous les Anglais d'alors[6]. C'est qu'on avait toujours enseigné à Wesley de "ne pas admettre l'enseignement biblique à ce sujet et à appeler 'Presbytériens' tous ceux qui y croyaient[7]".

 

Wesley est alors dans la ligne de la synthèse religieuse de l'anglicanisme d'alors:

 

L'Eglise anglicane, depuis la Réforme, oscillait, comme il est connu[8], entre ses différents courants, entendant heurter le moins possible chacun des partis assimilables. Elle excluait les extrémistes de tous bords, et s'efforçait de rester sur une sorte de statu quo, refusant le "papisme" comme l'"anti-ritualisme" puritain. Dans cette même perspective, elle s'était gardée d'adhérer à la déclaration de foi de Dordrecht sur la grâce souveraine.

 

Cette tradition était celle de Wesley : ritualiste tout en stigmatisant le "papisme"[9] ; proche des puritains, par l'héritage parental comme par sa recherche de sainteté, tout en s'étonnant de certaines de leurs attitudes, notamment anti-ritualistes[10]. Fidèle à l'Eglise d'Angleterre, il s'abstient avec elle de faire sien le calvinisme de Dordrecht. Sa fidélité apparaît jusque dans ses options politiques, qui resteront conservatrices[11] au moment même de ses actions sociales les plus vigoureuses.

 

La synthèse de ces diverses spiritualités est vécue par l'Eglise dans une sorte d'humanisme qui s'accorde volontiers avec les courants néo-catholiques[12], produisant dans un premier temps le fameux "comprehensiveness and intolerance" - pluralisme à l'intérieur de la structure, exclusion des dissidents...

 

Après la lassitude des querelles, on en est venu à un plus franc latitudinarisme, qui au XVIIIe siècle n'est pas sans déboucher sur quelques "relâchements" - dont on sait qu'ils réjouissent Voltaire, mais qui désolent Wesley ; il s'emploie à s'y opposer[13]. Partageant la modération de son Eglise[14], il n'en aspire pas moins avec ardeur à la sainteté, selon son héritage puritain, à une époque où ce puritanisme glisse facilement vers "la théologie des mérites"[15].

 

La religion que produisait alors ce complexe chez les plus ardents, était celle de Wesley au début de sa vie de piété : une poursuite exigeante de sainteté dans une obtue cécité à la certitude évangélique de la justification par la foi, ainsi qu'en témoignait Boehler. C'est ce Wesley, fils fidèle, et par là-même exigeant, de l'Eglise d'Angleterre, qui acquiert, le 24 mai 1738 vers les neuf heures moins le quart, la conviction de la justification par la foi.

 

 

L'Evangile de la justification par la foi

 

L'évangile auquel Wesley se rend ce jour-là est celui de la justification par la foi seule, selon l'enseignement de Paul tel que l'a mis en lumière Martin Luther deux siècles auparavant.

 

Un tel évangile se trouve en radicale contradiction avec le vécu antécédent de Wesley, comme celui-ci ne s'y trompe pas. Une telle contradiction ne touche pas seulement le vécu religieux, mais les racines mêmes de la théologie. Religion des oeuvres ou religion de la foi seule, religion de la capacité humaine à se rendre digne de la faveur de Dieu, ou au contraire de la stricte incapacité - et, au cœur de ce dilemne, religion du libre-arbitre ou religion du "serf-arbitre", selon l'expression que Luther emprunte au Contra Julianum d'Augustin (II, viii, 23).

 

La nature centrale de ce dilemne est ce qu'avait bien compris Erasme, qui par son De libero arbitrio entendait atteindre le cœur du luthéranisme : l'affirmation de la "corruption totale" du sujet humain, qui le rend incapable de faire quoi que ce soit pour son salut. Luther ne s'y trompe d'ailleurs pas non plus, écrivant à Erasme au début de sa réponse, De servo arbitrio :

 

           "Toi, au moins, tu ne me fatigues pas avec des chicanes à côté sur la papauté, le purgatoire, les indulgences, et autres niaiseries qui leur servent à me harceler. Seul, tu as saisi le nœud, tu as mordu à la gorge.[16]"

 

En cela, Luther ne fait que suivre Paul qui établissait la réalité du "serf-arbitre" - "captivité au péché" - pour affirmer la justification par la foi seule (cf. Ro 7: 14, 25 ; cf. en parallèle, Jean). L'idée érasmienne selon laquelle nous aurions libre-arbitre pour succomber au mal ou accomplir le bien est sous-tendue par un optimisme - c'est cela que décèle Luther, - tel qu'il nous laisserait espérer en nous-mêmes, en une capacité qui serait nôtre et qui nous permettrait d'accomplir les bonnes oeuvres par lesquelles on concevrait l'espérance de parvenir à se justifier devant Dieu. C'est là pourquoi Luther y perçoit le cœur de l'opposition à la Réforme : le "serf-arbitre", la "captivité au péché" de notre mauvaise volonté, ne nous laisse d'espoir que dans la bonne nouvelle de la libération gratuite, indépendamment de tout mérite.

 

Pour ce qui est de la justification par la foi seule, suite à son expérience de 1738, Wesley y est fermement attaché, disant même en des termes très proches de ceux de Luther que les "erreurs de Rome... tombent toutes ensemble quand cette doctrine est établie"[17]. On pourrait même se demander dans quelle mesure il n'inclut pas Erasme quand il dit que "l'Adversaire... mit en jeu tous ses artifices de mensonge et de calomnie, pour effrayer Martin Luther et l'empêcher de faire revivre cette doctrine"[18].

 

Mais, on le sait, aussi loin qu'il aille, Wesley ne suit pas Luther dans le corollaire du sola fide - par la foi seule - qu'est le "serf-arbitre" avec la doctrine de la prédestination qu'il implique.

 

 

 

…/…

 

 

 

<h2 style="margin-top:10px;">Trackbacks</h2> <div id="trackbacks"> Pour faire un trackback sur ce billet : http://rolpoup2.zeblog.com/trackback.php?e_id=145489</div> <h2>Commentaires</h2> <div id="commentaires"> Aucun commentaire pour le moment. </div> <h2>Ajouter un commentaire</h2> <div id="commentaires"> <form action="http://rolpoup2.zeblog.com/blog/post_comment.php" method="POST" name="info"> Nom ou pseudo :<br /> <input type="text" name="nickname" value=""><br /><br /> Email (facultatif) :<br /> <input type="text" name="mail" value=""><br /><br /> Site Web (facultatif) :<br /> <input type="text" name="site" value="http://"><br /><br /> Commentaire :<br /> <textarea rows="7" cols="35" name="contents"></textarea><br /><br /> <script type="text/javascript" src="http://www.google.com/recaptcha/api/challenge?k=6LcHe78SAAAAACvNmn8r7o_IvU9s8JslHKL-6Sc9"></script> <noscript> <iframe src="http://www.google.com/recaptcha/api/noscript?k=6LcHe78SAAAAACvNmn8r7o_IvU9s8JslHKL-6Sc9" height="300" width="500" frameborder="0"></iframe><br/> <textarea name="recaptcha_challenge_field" rows="3" cols="40"></textarea> <input type="hidden" name="recaptcha_response_field" value="manual_challenge"/> </noscript> <input type='submit' class='button' value='Envoyer'>&nbsp; <input type='hidden' name='task' value='dopost'> <input type='hidden' name='u' value='rolpoup2'> <input type='hidden' name='e_id' value='145489'> <input type='hidden' name='titre' value='La religion de John Wesley (1)'> <input type='hidden' name='IP' value='23.20.166.68'> <input type='hidden' name='temps_secs' value='D.,?,/:3G' /> </form> </div>
Copyright © UNE AUTRE FOI - Blog créé avec ZeBlog