UNE AUTRE FOI - http://rolpoup2.zeblog.com/ <link rel="alternate" type="application/xml" title="RSS Commentaires" href="http://rolpoup2.zeblog.com/rsscom.php" /> <body>

UNE AUTRE FOI

<body>

À propos

« Il a mis
dans leur cœur
la pensée de l’éternité »


(Ecclésiaste 3, 11)


Catégories

Billets

-> Tous les billets /
Table des matières

Pages

<h3>Calendrier</h3> <table class="calendrier"> <caption class="calendrier-mois"><span class="calendrier-prec"><a href="http://rolpoup2.zeblog.com/2017/10">«</a></span>&nbsp;<a href="http://rolpoup2.zeblog.com/2017/11">Novembre&nbsp;2017</a></caption> <tr><th abbr="Lundi">Lun</th><th abbr="Mardi">Mar</th><th abbr="Mercredi">Mer</th><th abbr="Jeudi">Jeu</th><th abbr="Vendredi">Ven</th><th abbr="Samedi">Sam</th><th abbr="Dimanche">Dim</th></tr> <tr><td colspan="2">&nbsp;</td><td>1</td><td>2</td><td>3</td><td>4</td><td>5</td></tr> <tr><td>6</td><td>7</td><td>8</td><td>9</td><td>10</td><td>11</td><td>12</td></tr> <tr><td>13</td><td>14</td><td>15</td><td>16</td><td>17</td><td>18</td><td>19</td></tr> <tr><td>20</td><td>21</td><td>22</td><td>23</td><td>24</td><td>25</td><td>26</td></tr> <tr><td>27</td><td>28</td><td>29</td><td>30</td><td colspan="3">&nbsp;</td></tr> </table> <br> <h3>ERF Antibes/Vence :</h3> <a href="http://erfantibesvence.wordpress.com/" title="Église réformée de France à Antibes, Cagnes-sur-Mer et Vence" target="_blank"><img style="color:#000; border: 0px solid ; border-right: 1px solid ; border-bottom: 1px solid ; height: 50px; width: 200px;" src="http://www.zeblog.com/blog/uploads/r/rolpoup1/acv15.10.jpg" title="Église réformée de France à Antibes, Cagnes-sur-Mer et Vence" alt="Église réformée de France à Antibes, Cagnes-sur-Mer et Vence"></a> <br> <h3>Côté KT :</h3> <a href="http://ktrolpoup.zeblog.com/" title="Catéchisme" target="_blank"><img style="color:#000; border: 0px solid ; border-right: 1px solid ; border-bottom: 1px solid ; height: 50px; width: 200px;" src="http://www.zeblog.com/blog/uploads/k/ktrolpoup/kt56.jpg" title="Catéchisme" alt="Catéchisme"></a> <br> <h3>Prédications/méditations :</h3> <a href="http://rolpoup2.blogspot.com/" title="Prédications/méditations" target="_blank"><img style="color:#000; border: 0px solid ; border-right: 1px solid ; border-bottom: 1px solid ; height: 50px; width: 200px;" src="http://rolpoup.files.wordpress.com/2009/02/bible-gutenberg1.jpg" title="Prédications/méditations" alt="Prédications/méditations"></a> <br> <h3>Prédications :</h3> <a href="http://rolpoup2.blogspot.com/" title="Prédications / Dimanches et fêtes" target="_blank"><img style="color:#000; border: 0px solid ; border-right: 1px solid ; border-bottom: 1px solid ; height: 50px; width: 200px;" src="http://rolpoup.files.wordpress.com/2009/02/bible-gutenberg1.jpg" title="Prédications / Dimanches et fêtes" alt="Prédications / Dimanches et fêtes"></a>

Et puis...


Rechercher
dans les blogs 'rolpoup'


Fils RSS


Page copy protected against web site content infringement by Copyscape

(Ɔ) - Citer avec le lien
UNE AUTRE FOI


<script src="http://shots.snap.com/ss/052aabba95571680aaf32a0d71a38e43/snap_shots.js"></script>

Page précédente / Page suivante

<a name='e147845'></a>

La lampe d’Aladin (1)

Par rolpoup :: dimanche 11 février 2007 à 15:41 :: Interreligieux

 

 

 

  

 



La lampe d’Aladin

 

 



Modernité et islam


 


On sait les condamnations prononcées par tel dirigeant musulman contre une littérature que l’on croyait pourtant relever de la tradition musulmane, comme celle des Mille et une nuits. Et on se demande ce qu’est cette étrange volonté d’éteindre la lampe d’Aladin - volonté devenue symbole d’obscurantisme, symbole d’un refus musulman de la modernité.

 

C’est en ayant en tête ce genre de faits que lorsque l’on aborde la question des relations entre modernité et islam, on pressent volontiers celle de savoir comment la modernité va être assumée, intégrée, par un islam perçu comme étant globalement hétérogène à ses valeurs, illustrées notamment, justement, par la liberté de création - modernité à intégrer... quand on ne se demande pas carrément si une telle intégration est possible.

 

Cette façon d’entendre les choses suppose une définition tacite et singulière de ce qu’est l’islam et de ce qu’est la modernité. Ladite définition tacite de la modernité, prise donc ici au singulier, sous-entend essentiellement un rapport au technologique et un rapport au politique. Quant à la définition sous-entendue de l’islam, de même au singulier, elle le fait percevoir comme étant au fond fatalement quelque chose comme une théocratie ou une “bibliocratie” coranique.

 

Dans cette double perspective - de la modernité et de l’islam - si l’islam paraît parfois à même d’assimiler tant bien que mal (et même plutôt bien que mal) de larges pans de l’aspect technologique de la modernité (comme l’ordinateur, Internet, etc.), il apparaît en revanche beaucoup plus difficilement apte à en recevoir la dimension politique, identifiée globalement, pour la France, à la laïcité. Pour les plus optimistes, une telle réception serait éventuellement possible, à espérer de toutes ses forces même, mais à un coût non négligeable pour l’islam, ou pour la modernité.

 

*

 

Pour aller plus loin, il faut questionner ces approches définitives et tacites. Tout d’abord remarquons que l’on peut se demander pourquoi on n’entend pas “modernité et islam” d’une autre façon. Par exemple : “rôle de l’islam” dans la naissance de la modernité ? L’investissement négatif à l’égard de l’islam jugé passéiste, la charge plus ou moins inconsciente des termes “modernité et islam” apparaissent nettement en ce que ce rapprochement-là de ces deux termes n’est pas spontané. On peut le vérifier à travers un exemple : si au lieu d’“islam” on disait “protestantisme et modernité”, on entendrait presque immédiatement le lien comme étant causal : le protestantisme aux sources de la modernité. Pour l’islam, non seulement un tel rapprochement n’est pas réflexe, mais paraît donc même incongru - ce qui on va le voir dénote une certaine inculture. Or si la revendication de la modernité s’accompagne de la part de ceux qui s’en veulent les tenants de celle d’un relatif niveau culturel, il faut dès lors se demander lequel, et dans quelle culture. Ce qui laisserait apparaître que la modernité en question est très typée, typée “moderne”, c’est-à-dire, ne nous leurrons pas, occidentale.

 

Considérons, ainsi, tel chantre récent de la modernité : l’universitaire américain Francis Fukuyama [1]. Réactualisant Hegel, il nous annonce la fin de l’Histoire dans la mondialisation démocratique. Ici, point de doute, la lecture de la modernité est clairement “occidentalo-occidentale”. Mais à l’inverse, de même les lectures critiques de la modernité, issues de la pensée de Hannah Arendt [2], ne manquent pas de l’appréhender de son propre intérieur, occidental aussi.

 

Point question de rejoindre un certain goût assez commun à mettre en cause la modernité, ni d’ailleurs à l’inverse d’appuyer le présupposé assez commun lui aussi qui au bout du compte la fait juger de façon invariablement positive ; il s’agit simplement de l’aborder comme étant un fait, d’autant plus inévitable qu’il est devenu quasiment mondial. Mais, puisque l’on parle aussi de l’islam, il faut commencer par donner de la modernité une approche qui fonctionne aussi quand on se situe hors de son évidence occidentale. Ce n’est pas pour rien que tel intellectuel musulman contemporain [3] s’efforce précisément de distinguer Occident de modernité, concédant par cet effort même, que la distinction ne s’impose pas spontanément. Et d’appeler de ses vœux une autre modernité que l’occidentale, une modernité qui n’aurait pas succombé comme cet Occident à ce qu’il considère comme sa dérive moderniste. On sait que cette attitude n’est pas rare en islam ; elle n’y est pas la seule. Le choc de la modernité occidentale entraîne sans doute une nouvelle multiplication des islams.

 

Modernité occidentale. Pour mettre les choses à plat, je propose une compréhension simple de la notion de modernité et qui ici fonctionne très correctement : une définition qui nous fait côtoyer le sens originel du terme, lorsqu’il est apparu au Moyen Age ; presque une tautologie : la modernité est ce qui est à la mode - bien sûr sans la connotation péjorative qui y lie la notion de futile. Mode : d’où forcément plusieurs modernités successives, voire simultanées. Modernité comme mode, ce qui revient à dire : la modernité est désormais ce qui est culturellement dominant à un moment donné, en un lieu donné, voire universellement, auquel cas la modernité pourrait cesser à terme, comme elle tend de toute façon à le revendiquer, d’être plurielle.

 

Cette définition par la domination culturelle s’avère tout à fait fonctionnelle. Quand une culture a réussi à s’imposer de façon suffisamment universelle - d’une extension plus ou moins large - elle représente, depuis la fin du Moyen Âge, la modernité. Pour cela il faut à ladite culture une assise identitaire suffisante pour pouvoir assimiler le plus largement les apports extérieurs. Cela dit sans nier qu’à l’intérieur d’une culture donnée, fût-elle dominante, il y ait aussi les pôles “ancien et moderne”. Mais ce faisant, en s’en tenant à cette définition, on laisse provisoirement de côté, et en connaissance de cause, cet aspect des choses, ainsi que la question des caractéristiques qui distinguent la modernité actuelle - principalement technologiques et politiques (voire crypto-religieuses) [4] - caractéristiques qui ont fait l’objet de moult analyses, essentiellement internes, donc, à cette modernité.

 

En l’abordant selon cette définition, culture dominante à un moment donné, on saisit pourquoi, au regard notamment de l’observateur qui se pose depuis l’islam, la modernité actuelle est essentiellement l’“occidentalité” ou l’“américanité”, et comme telle pour lui éminemment critiquable, bien que l’observateur critique en question ne donne pas vraiment les moyens concrets de repérer quelle alternative moderne il propose à cette modernité-là.

 

Modernité occidentale donc, plus précisément américaine, qui revendique sans difficulté ce dont on l’accuse, à savoir sa position de culture dominante et universelle. Il suffit pour s’en assurer d’entendre un de ses éminents représentants, Peter Schneider, le président des Studios Disney - je le cite - : “notre succès vient [...] en partie de notre capacité à faire notre miel de l’inconscient collectif des peuples”... Ou encore : “nous traitons de problèmes universels vieux comme le monde” [5]. Une telle capacité à assumer les mythes de tous les peuples depuis Aladin - au moment où en islam, on tente de l’étrangler, lui et son génie - jusqu’à Hercule, en passant par Notre-Dame de Paris, et à “en faire son miel”, suppose une assise identitaire passée à l’abri du doute. Ce qu’à l’étranger, on juge volontiers “arrogant”. “Arrogance” que la culture dominante ne perçoit pas : elle se contente d’être, et en l’occurrence, d’être dominante. Et ainsi radicalement universaliste. Cela dit, parlant d’absence de doutes, sans nier que cela soit relatif : les inquiets et les critiques ne manquent pas, aux États-Unis même ! Ils n’empêchent pas et contribuent même paradoxalement au rayonnement universaliste de leur culture.

 

C’est en ironiste que le président de Disney, à la question de l’importance du marché étranger, répond qu’elle est pour lui “déterminante” et lorsque l’interviewer lui renvoie l’absence au festival de Cannes de son collègue et concurrent George Lucas, réalisateur de La Guerre des Étoiles, il répond que celui-ci n’avait pas à “risquer de se faire éreinter par une critique et une intelligentsia européennes qui n’aiment pas la culture populaire”. Et de préciser : “de toute façon cela ne changera rien [...] à son succès” ; sous-entendu : en Europe même. “L’intelligentsia européenne” en question désigne simplement ceux qui en Europe ont pris conscience de ce que la culture dominante actuelle est américaine et ne s’en réjouissent pas spontanément. Au lieu de “culture dominante”, un adolescent amateur de Disney, Lucas ou Spielberg, européen ici, ou arabe dans le reste du bassin méditerranéen, dirait “ce qui est à la mode”, “pas démodé”, “moderne” - autant dire donc : ce qui relève de la “modernité”. Cela allant de la musique forcément anglo-saxonne, à la consommation de boissons gazeuses américaines, au port du “jean” et donc aux héros de cinéma hollywoodiens, fussent-ils empruntés à Bagdad, la Bagdad des Mille et une nuits, comme l’Aladin de Disney.

 

L’exemple est significatif de ce que la modernité, en un sens qui n’est pas celui qu’elle se donne elle-même depuis l’intérieur d’elle-même, apparaît comme le fait d’une culture dominante à un moment donné, suffisamment assise au plan de son identité pour assumer et transformer, “faire son miel”, d’apports culturels dès lors universels. “Son miel”. D’où des développements technologiques en pointe, y compris militaires, cela en lien avec un fonctionnement politique assimilateur, aujourd’hui la démocratie.

 

Si on a compris qu’en ce sens, la modernité est aujourd’hui américaine, il faut voir qu’il n’en a pas toujours été ainsi. L’Europe a représenté, ou a participé à plein à la modernité jusqu’à il y a peu, en participe encore largement, mais pressent par son “intelligentsia” que ce pôle européen est fragilisé. N’oublions pas, toutefois, que pour un regard non occidental, “américanité” ou “européanité” reviennent à peu près au même. On voit en tout cas pourquoi, à la différence d’”islam et modernité”, “protestantisme et modernité” sonnent comme deux notions familières l’une à l’autre. C’est qu’à une échelle non simplement occidentale, la modernité, sous sa forme dominante anglo-saxonne ou pour ce qui nous concerne sous sa forme laïciste à la française, est une réalité développée en chrétienté, et plus précisément en chrétienté d’héritage protestant (quand on en perçoit la spécificité) - cela vaut même paradoxalement pour la France. Je dis même pour la France, où ce n’est qu’un double effet d’optique qui y fait nier le caractère culturellement chrétien de la chose et plus précisément son caractère culturellement issu du protestantisme : on sait que la France est un pays à tradition d’origine catholique où le système moderne actuel, d’origine, ignorée, protestante et puritaine, s’est mis en place dans un cadre conflictuel, d’opposition à la religion, en l’occurrence catholique. Conflit avec le religieux inscrit dans les mémoires. D’où la modernité y apparaît comme étrangère à tout cadre culturel religieux. On verra cependant que si c’est là largement une illusion, cette illusion française d’une origine neutre de la modernité laïque peut être extrêmement féconde pour le sujet qui nous concerne.

 

 

 

…/…

 

 

 

<h2 style="margin-top:10px;">Trackbacks</h2> <div id="trackbacks"> Pour faire un trackback sur ce billet : http://rolpoup2.zeblog.com/trackback.php?e_id=147845</div> <h2>Commentaires</h2> <div id="commentaires"> Aucun commentaire pour le moment. </div> <h2>Ajouter un commentaire</h2> <div id="commentaires"> <form action="http://rolpoup2.zeblog.com/blog/post_comment.php" method="POST" name="info"> Nom ou pseudo :<br /> <input type="text" name="nickname" value=""><br /><br /> Email (facultatif) :<br /> <input type="text" name="mail" value=""><br /><br /> Site Web (facultatif) :<br /> <input type="text" name="site" value="http://"><br /><br /> Commentaire :<br /> <textarea rows="7" cols="35" name="contents"></textarea><br /><br /> <script type="text/javascript" src="http://www.google.com/recaptcha/api/challenge?k=6LcHe78SAAAAACvNmn8r7o_IvU9s8JslHKL-6Sc9"></script> <noscript> <iframe src="http://www.google.com/recaptcha/api/noscript?k=6LcHe78SAAAAACvNmn8r7o_IvU9s8JslHKL-6Sc9" height="300" width="500" frameborder="0"></iframe><br/> <textarea name="recaptcha_challenge_field" rows="3" cols="40"></textarea> <input type="hidden" name="recaptcha_response_field" value="manual_challenge"/> </noscript> <input type='submit' class='button' value='Envoyer'>&nbsp; <input type='hidden' name='task' value='dopost'> <input type='hidden' name='u' value='rolpoup2'> <input type='hidden' name='e_id' value='147845'> <input type='hidden' name='titre' value='La lampe d’Aladin (1)'> <input type='hidden' name='IP' value='54.166.188.64'> <input type='hidden' name='temps_secs' value='D/(;(-=0C' /> </form> </div>
Copyright © UNE AUTRE FOI - Blog créé avec ZeBlog