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« Racheter le temps »

Par rolpoup :: mardi 13 février 2007 à 7:27 :: Entre temps

 

 

 

 

 



« RACHETER LE TEMPS »

 

 

 

 

Il est une façon de prendre le temps - celui qui passe - qui nous empêcherait d'en parler plus longtemps que de l'autre - la pluie et le beau temps - : il s'agit de la façon exclusivement linéaire, horizontale, de le comprendre. Vu sous cet angle, le fameux "rachetez le temps" - ou le "moment" (Ep 5:16 ; Col 4:5), devenant rattrapage de temps perdu, est tout simplement incompréhensible : "on ne rattrape pas le temps perdu".

 

Si ce propos - "rachetez le temps" - a un sens, il est une deuxième approche possible du temps, qui suppose que l'on se situe - disons fictivement - hors du temps, dans un "hors du temps" à partir duquel on "rachète" le temps.

 

Il est depuis quelque temps, de mode d'opposer le temps "grec" et le temps "biblique", le premier dépendant d'une hiérarchie de cycles correspondant à la hiérarchie de l'esprit et de la matière, le second orienté selon une "primauté de l'avenir".

 

Ce refrain est joué sur l'air devenu classique : "les Hébreux ne pratiquaient pas la métaphysique", ce vice grec. Ainsi on rejette allègrement la culture ambiante - non-exempte en effet d'une influence hellénistique - du bassin méditerranéen de l'époque néo-testamentaire, culture qui mystérieusement se serait arrêtée aux frontières de la Terre sainte et aux portes des synagogues et des églises non-gnostiques.

 

Ce faisant, on remplace l'approche "grecque" du temps par la fameuse approche dite "biblique", dont on voudrait ignorer qu'elle s'est pour l'essentiel développée depuis le XIXe siècle.

 

Sans en nier les mérites ni ce qu'elle doit en effet à la méditation de l'Écriture, - cette approche "horizontalise" strictement ce qui dans l'Écriture n'est pas exempt de verticalité : l'eschatologie. On nous dit, nécessairement à juste titre, que dans les Écritures, le Royaume attendu est à venir, au bout de l'histoire. L'accentuation unilatérale de cet aspect de l'enseignement biblique conduit facilement à oublier l'aspect selon lequel il est aussi une verticalité dans l'eschatologie : le Royaume à venir est aussi présent - de façon cachée, "au milieu de nous", mais aussi - "au-dessus" de nous.

 

 

La hiérarchie des temps

 

Cette "présence transcendante" du Royaume, au-delà, "au-dessus", peut être mise en relation avec la cosmogonie ambiante de l'époque néo-testamentaire, cosmogonie que pour une large part, les auteurs bibliques n'entendaient pas nier. Ainsi les trois cieux du pharisien Paul (2 Co 12:2) ne sauraient probablement être autres que ceux des autres  pharisiens d'alors, allant jusqu'à sept, emboîtés les uns dans les autres - ce qui ne s'oppose pas aux cosmogonies modernes : la hiérarchie céleste en question n'est pas une hiérarchie physique ! De même, les fameux mondes ou "éons", de l'épître aux Hébreux par exemple (Hé 1:2) ; ces "éons"-là n'ont pas été inventés par les "gnostiques" : le mot grec, aiôn, qui peut se traduire par "monde" ou "siècle", au sens de celui-ci ou de celui à venir - c'est le mot que le Nouveau Testament emploie pour les "siècles des siècles" du "Notre Père", - traduit bien l'hébreu 'olam que l'on rend aussi par "éternité", "monde", "siècle" ou "temps".

 

Il est ainsi plusieurs "siècles" qui se succèdent comme il est dans la hiérarchie céleste plusieurs "siècles" "angéliques" qui existent simultanément. Telle est la relation de ce siècle et du siècle à venir. Ce dernier - tout en étant à venir sur le plan horizontal - existe simultanément au siècle présent dans un ordre supérieur de la hiérarchie céleste, y étant parmi les mondes angéliques, le monde résurrectionnel, qui n'est pas ce monde-ci.

 

Cet éon-là, l'éon à venir est ainsi un éon supérieur, et il n'est pas nécessairement postérieur en sa création à cet éon-ci, ce monde présent. De sorte qu'en ce carrefour qu'est le siècle, aiôn, 'olam - monde et temps se recoupent, comme deux aspects d'une même réalité. Comme les mondes "s'emboîtent", les temps "s'emboîtent". Il est un temps d'en bas et des temps d'en haut, des temps angéliques, un temps résurrectionnel, qui pour notre vécu est aussi à venir.

 

Comme le montre sa correspondance avec l'hébreu 'olam, cette cosmologie en relative sympathie avec l'hellénisme que connaît l'époque néo-testamentaire n'est nullement hétérogène à celle des anciens Hébreux : et les traducteurs de la version des LXX ne s'y sont pas trompés, qui n'ont ressenti aucune gène à l'inscrire dans une métaphysique sans doute pas si éloignée de celle de l'hébraïsme que l'on pourrait penser.

 

On ne doit toutefois probablement pas aller jusqu'à confondre les deux visions du monde. On sait que certains commentateurs on cru voir dans l'Ecclésiaste le tenant d'une métaphysique du temps cyclique. C'est sans doute jusqu'où il faut avoir la prudence de ne pas pousser le parallèle entre hellénisme et hébraïsme. C'est aussi là que peut porter la leçon des modernes qui insistent sur la dimension orientée du temps biblique : le Royaume est attendu pour l'avenir et pour cette Création ; il n'en est pas la négation : dans la hiérarchie des temps, cette Création n'est  pas le produit d'une chute d'un éon à l'autre.

 

Mais si la Création de cet éon, de ce siècle, n'est pas une chute, il n'en est pas moins vrai que cette Création, est, contrairement à celle qui vient, corruptible (1 Co 15:42-48) : la preuve, elle est corrompue.

 

Le temps de ce siècle, succession de moments, est le signe tragique de cette corruptibilité. Signe dramatique de perte alors qu'il devrait être le rythme d'un progrès harmonieux vers le siècle à venir, le siècle de notre vocation, le repos de Dieu, le septième jour où nous sommes appelés à entrer (Hé 4).

 

Parce qu'il est entre déperdition et porte d'avenir, le temps révèle sa réalité tragique d'éternité retardée.

 

*

 

Ce siècle, ce temps, se corrompt, contrairement au siècle éternel, inauguré ici-bas dans la résurrection du Christ, siècle rythmé selon le temps céleste où un jour est comme mille ans et où mille ans sont comme un jour. L'Écriture nous invite à revêtir en Jésus Christ l'incorruptibilité où le temps cesse d'être perte.

 

Si notre temps, nos moments qui se succèdent, sont donc signe de perte, de manquement, de déficience, ils sont cependant rachetables, selon un paradoxe qui se résout de lui-même si l'on s'en tient à la cosmogonie helléno-hébraïque qui sous-tend l'invite paulinienne : "rachetez le temps", le moment - kairos. Il s'agit d'imprégner la déficience de ce siècle du rythme du temps céleste du monde à venir, dans lequel on est entré par la résurrection du Christ. Ceci se confirme par le contexte immédiat de Col 4:5 et d'Ep 5:16 où l'Apôtre appelle à la sainteté. Ep 5:16 s'accompagne à ce propos d'une citation d'Amos (5:13) - "car les jours sont mauvais" - où le prophète recommande au peuple une conduite intelligente de silence et de recherche de Dieu, pour détourner sa colère contre la corruption d'un mauvais temps.

 

 

L'orientation du temps

 

À côté de la hiérarchie des temps, il est bien question dans l'Ecriture d'une orientation du temps, vers l'avenir ; ce qui fait, par conséquent, que le temps est aussi doté de commencement, d'où "descend" cette orientation. Le temps cyclique des Grecs y est rompu par le passé. Les cercles deviennent lignes à cause de leur commencement : les cercles grecs étaient en effet mouvement, circularité temporelle. Un commencement de cette circularité temporelle, ou circulation circulaire, en est brisement par le début : un cercle doté d'une entrée n'est plus vraiment un cercle.

 

De même, la rupture existe vers la fin, qui en deçà de l'assomption de ce temps dans le Royaume, est marquée par le jugement. Il est significatif à ce propos que les auteurs bibliques puissent se rapprocher des trouble-fête de la cosmologie hellénique. On pourrait penser ici à la conflagration universelle des stoïciens, en relation avec des textes comme 2 Pi 3:7, mais pour l'Ecole philosophique, elle faisait récurrence, ce qui la rendait finalement harmonieuse. C'est en fait surtout à cette autre Ecole qu'a confrontée Paul sur l'Aréopage d'Athènes qu'il faut regarder : les épicuriens, qui professaient, pessimisme choquant, que le monde s'use : même "les temples, les statues des dieux, s'affaissent trahis par l'âge" ; il n'est pas jusqu'aux astres qui ne soient corruptibles [1] (cf. Ps 102:27 ; Mt 24:35).

 

Quoiqu'il s'établisse avec les trouble-fête, ce parallèle doit, comme pour l'idée que le temps hiérarchisé serait exclusivement "grec", nous inciter à la prudence par rapport à une affirmation trop tranchée quant à l'originalité biblique de cette orientation du temps.

 

Malgré ces parallèles, l'orientation du temps biblique garde la caractéristique de la nature absolue de son commencement, d'une radicale dépendance de Dieu, Auteur transcendant - ignoré, comme tel, des Grecs - de l'être du monde.

 

C'est là précisément ce qui marque la différence, bien plus que l'idée d'orientation, surtout si on la comprend dans un sens immanent, où le temps devient, idéalement, le rythme d'un progrès linéaire et harmonieux. Ce même Lucrèce qui affirme que le monde s'use, remarque que l'humanité progresse - par exemple dans l'art de la navigation [2], - argumentant par là en faveur d'un temps orienté - sans pour autant admettre, comme on le sait, la Création ex nihilo.

 

 

Le futur relatif

 

Effectivement, l'humanité, dans certains domaines, progresse, ou pour mieux dire, hérite. Dans certains domaines... pour dire qu'il en est un où l'on sait que ce n'est pas le cas : la sainteté, qui est hors du temps, au-dessus, manifestation du temps supérieur. Les autres domaines connaissent le progrès, l'héritage : il est des acquis comme le notait Lucrèce.

 

Ces acquis techniques, économiques, et autres, fragiles, produits de la lutte contre les menaces qui nous entourent, se vivent aussi sur le plan des relations humaines : on s'est par exemple organisé de façon à éviter de subir des persécutions, protection contre nous-même ; on a développé des systèmes de solidarité, des structures politiques contractuelles,... Tout cela est fragile : l'histoire contemporaine a montré combien ces acquis peuvent facilement retomber, prenant de tristes allures de soufflets.

 

Il reste que l'on hérite des structures qui, quoique fragiles, sont le cadre qui permet une dignité plus humaine des relations. Et là l'orientation du progrès invite aussi au regard vers le passé.

 

 

Le passé

 

Cette invitation à regarder au passé est déjà celle du Deutéronome (4:32-40) : considérer l'action de Dieu dans l'histoire du peuple. Il y a là, dans ce passé qui nous a précédés, signe d'avenir à reconnaître, à travers le don que fait Dieu à travers la sainteté d'où naît la fidélité.

 

Ce bénéfice de cadres de dignité et de liberté, est effectivement, au regard de l'histoire, relatif à la fidélité. Le droit proclamé au Sinaï s'efface du concret par l'infidélité du peuple.

 

L'histoire post-biblique nous apprend la même chose. Les droits modernes procèdent pour une bonne part de l'intransigeante militance pour la sainteté du puritanisme anglo-saxon, et de la fidélité qui s'en produisait, peut-être maladroite aux yeux de nos condescendances. C'est du refus des puritains de se soumettre au conformisme ambiant que sont nées les premières constitutions modernes. À l'inverse, les pires totalitarismes semblent procéder d'une façon infaillible des oublis de la loi, notion qui répugne tant aux pouvoirs arbitraires.

 

Cette dignité de vie en vue de laquelle Paul les invitait à prier pour les gouvernants (1 Ti 2:2), les chrétiens l'ont reçue à travers l'épreuve de la fidélité : l'Empire s'est longtemps heurté au refus de ceux-ci de se joindre à son syncrétisme pacificateur ; une telle rencontre n'aurait fait que donner une nuance supplémentaire au magma du concert totalisant impérial - ceci dit quoiqu'il ait été fait de cette victoire par la suite.

 

Demeure une leçon : la fidélité et la vigilance, signes dans le concret de la sainteté par laquelle les moments de ce siècle se rachètent pour le siècle éternel, sont les excellents garants de la dignité et de la liberté - ... au moins, dans un premier temps, intérieure !

 

*

 

Progressisme, culte du Progrès - vers la venue de quelques cieux immanents, - réaction, équivalent de telle ancienne forme de gnose pour laquelle le monde était le produit d'une chute primordiale - monde qu'il faudrait dès lors fuir ou soupçonner et surveiller, - synthèse entre les deux - organisation modérée, bourgeoise ou religieuse, de ce bas-monde - : autant d'attitudes "séculières", où l'on reste dans l'agitation du temps déficient. Il s'agit de racheter ce temps en vivant au rythme du temps céleste, le repos de Dieu. C'est la brèche de l'irruption du siècle à venir. C'est ainsi que se rachète le temps, mesure de déperdition : vivre, pour le mieux du prochain, le repos de Dieu contre la vanité.

 

 

Être au-delà du temps, ou : vivre le présent vertical radical du futur absolu !

 

Dans la foi qu'il est un temps céleste, rythme du Royaume à venir, qui n'est pas marqué par le manque, un regard sur notre temps, vers le futur immanent, ou vers le passé, nous enseigne la confiance en Dieu, et l'espérance actuelle de ce temps total qui nous est donné d'En haut, irruption promise à notre foi, de la pureté du Royaume.

 

Ainsi apparaît ce qu'il est à faire dans le présent pour "racheter le temps" : ne pas se soumettre à ses fluctuations, mais se fixer résolument dans la vérité, loi du siècle à venir, incorruptible, pour rédimer le rythme de ce siècle. Et vivre dans le siècle à venir se manifeste en ce siècle dans une attitude concrète : il ne s'agit pas de le fuir, mais d'en signifier dans la fidélité au quotidien, le rachat de chaque instant par la confiance à la loi du siècle à venir (Mt 6:33-34).

 

 

R. P.

 

 

 

__________________________________

[1] LUCRECE (Ier siècle ap. J.C.), De la nature, livre V, trad. CLOUARD, Paris, Garnier-Flammarion (coll. G.F.), 1964, p.165, 164.

[2] Op. cit., p. 165.

 

 

 

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