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Guerres et violence dans la Bible

Par rolpoup :: dimanche 18 février 2007 à 9:28 :: Raison & déraison

 

 

 

 

 



Guerres et violence
dans la Bible

 

 

 

 

Depuis ses origines, l'Église, à la suite de la Synagogue, est confrontée à la difficulté que représentent les guerres et la violence présentées par la Bible comme relevant de volonté de Dieu.

 

Il y a là une des tâches des plus délicates de l'apologétique — la défense de la foi. Plusieurs approches ont été proposées.

 

 

1. Une guerre inévitable pour une terre revendiquée par deux peuples

           

L'approche à considérer en premier lieu, qui comprend les violences bibliques comme inhérentes à une guerre incontournable dans la situation des temps de l'Exode et de l'Israël ancien, — insiste sur le fait que la terre de Canaan pouvait légitimement être revendiquée comme sienne par le peuple d'Israël, comme descendant d'Abraham. Le patriarche et les siens y avaient séjourné, en effet, déjà quelques siècles auparavant, sans difficultés avec le voisinage. Aucune raison ne devait donc s'opposer à un retour au pays.

 

Les partisans de cette lecture font remarquer que les populations que combattent les Hébreux rentrant d'Égypte, sont en partie composées d'envahisseurs récents, entendant soumettre la région, et qui n'ont aucun droit acquis sur le pays de Canaan [1]. Ces envahisseurs, les Philistins, viennent de la Méditerranée, d'îles comme la Crète. Les Hébreux eux, rentrent chez eux.

 

Il reste que toutes les populations cananéennes ne sont pas philistines. Ici, en insistant sur la promesse faite à Abraham, on contestera parfois que la légitimité de résidence sur une terre, ou de domination d'une région, ne dépende systématiquement d'une plus grande ancienneté d'installation. (Remarquons en ce sens, qu'en privilégiant l'ancienneté, on devrait remettre en cause la légitimité de la domination française — ex-franque — de terres gauloises auparavant dirigées par des envahisseurs celtes, puis romains, et localement wisigoths, burgondes, etc...)

 

 

2. Un conflit révolutionnaire

 

Si l'on tient compte de la relativité des questions d'ancienneté d'installation, on tendra à insister sur la dimension de conflit révolutionnaire [2] qui est sous-jacente aux violences bibliques.

 

Employons le mot "révolutionnaire" sans trop presser l'analogie avec le phénomène proprement moderne des révolutions. L'analogie est pourtant réelle. Les révolutions modernes peuvent trouver, entre autres points de départs possibles, leur origine dans la Révolution puritaine anglaise du XVIIe siècle, au cours de laquelle Cromwell perpétrait des violences célèbres à l'encontre des Irlandais récalcitrants. Célèbres de même sont les violences exercées par les révolutionnaires français à l'encontre des Vendéens. Or si la Révolution française ne manquait pas de se réclamer des révolutions puritaines anglaise et américaine, ces dernières ne négligeaient pas de revendiquer leur fidélité à Moïse et au peuple de l'Exode.

 

Les tentations d'"épuration" qu'ont connues toutes les révolutions modernes sont redoutables. Elles ne s'en donnent pas moins des excuses — qui font la force de ces "épurations" — tout aussi redoutables, tant elles peuvent sembler irréfutables aux enthousiastes du moment : certes, "pas de liberté pour les ennemis de la liberté"... d'où on en vient facilement à penser qu'"il est interdit d'interdire"... sous peine d'avoir la tête tranchée par ce moyen humaniste inventé par le doux docteur Guillotin. Le couperet de l'évidence tombe, on ne peut plus net.

 

Sachons que les peuples que confrontait l'Israël biblique pratiquaient — en fonction du culte de leurs idoles, — entre autres la prostitution sacrée et les sacrifices d'enfants. Cela, donc, pour des raisons religieuses, c'est-à-dire à fondement supra(ou infra)-rationnel ; en d'autres termes, inaccessibles à l'argumentation. Aussi, paradoxalement, en fonction même de leur relation avec le Dieu de miséricorde, les prophètes pouvaient-ils percevoir comme de leur devoir que d'exiger des "épurations".

 

 

3. Le comble de l'iniquité des Amoréens

 

Sous cet angle, l'apologétique saura faire remarquer que face au degré d'ignominie des pratiques cananéennes, la patience de Dieu rencontrait des limites. La violence exercée par Israël selon l'exigence prophétique est alors perçue comme instrument d'un châtiment mérité, advenant en son temps. Selon la promesse divine faite à Abraham, le peuple ne reviendra d'Egypte prendre pied sur sa terre que lorsque "la déchéance morale des Amoréens aura atteint son comble" (Gn 15:16). Pour ce faire, il met en œuvre le châtiment céleste.

 

 

4. Le visage de la miséricorde de Dieu et la révélation trinitaire

 

Si les prophètes perçoivent légitimement Dieu comme exigeant l'exercice d'une violence difficilement évitable dans les circonstances qui sont les leurs — et nous serions mal venus de leur jeter la pierre, — ils n'en sont pas moins conscients de la dimension provisoire, et donc partielle, d'une telle perception. Ils rivalisent d'images enchanteresses pour décrire l'avenir pacifique que Dieu prépare. Et au cœur même de leur vie de violence, ils pressentent le visage de grâce du Dieu qui les captive.

 

C'est ainsi qu'Élie, qui vient de faire massacrer les prophètes de Baal (1 R 18:40), découvre que Dieu n'est ni dans le vent violent, ni dans le tremblement de terre, ni dans le feu, mais dans le souffle doux et subtil (1 R 19:11-12).

 

De même David, ayant mené à bien les guerres de l'Éternel, s'entend-il dire : "Tu as beaucoup versé de sang, et tu as fait de grandes guerres ; tu ne bâtiras pas une maison à mon nom car tu as versé devant moi beaucoup de sang sur la terre" (1 Ch 22:8).

 

Jésus appuie le sentiment des prophètes en reprenant Jacques et Jean voulant faire descendre le feu du ciel sur les habitants d'un village samaritain qui refuse de les recevoir : "vous ne savez pas de quel esprit vous êtes animés" (Lc 9:51-56).

 

C'est ainsi que dès le Nouveau Testament, l'Église discernera avec les Apôtres qu'il est un visage de Dieu qui demeure au-delà de toutes les perceptions que nous pouvons en avoir, fussent-elles légitimes : c'est le visage de sa faveur qu'ils perçoivent comme dévoilé en Jésus Christ : "Nul n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique qui est dans le sein du Père seul l'a fait connaître"... Nul, pas même "Moïse, par lequel a été donnée la Loi"... "La grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ" (Jn 1:1­8, 17). Reprise de ce qu'en d'autres termes confessait Job après son épreuve : "Mon oreille avait entendu parler de toi ; mais maintenant mon oeil t'a vu" (Jb 42:5).

 

C'est ainsi qu'ils recevront du Ressuscité la conviction qu'en dehors de la révélation en Jésus crucifié (1 Co 2:2) qui brise toute image de Dieu, il n'est que perception partielle, fût-elle légitime. Et cela — ainsi l'enseignent plusieurs auteurs néo-testamentaires — repose sur la conviction qui en ressort, de ce qu'en dehors du Christ il n'est de communication divine qui ne soit médiatisée par un intermédiaire angélique — à commencer par la Loi (Ga 3:19 ; cf. Hé 2:2, Ac 7:35, 38 ; cf. Ex 3:2).

 

 

5. La lecture spirituelle de l'Écriture

 

C'est à partir de ces considérations apostoliques que certains courants de l'Église primitive en sont venus à suggérer le rejet de ce qu'ils désignaient dans une nuance péjorative comme "Ancien Testament".

 

La majorité des chrétiens ne les a pas suivis, refusant de juger illégitimes les enseignements que l'on peut trouver dans le Tanakh — c'est-à-dire, la Loi, les Prophètes, et autres Écrits — (cf. Mt 19:8). C'est ainsi que l'autorité de la Bible hébraïque a été reconnue par le christianisme qui y discernait le visage du Christ. Ainsi, en premier lieu l'Apôtre Paul apprenait à faire usage de l'allégorie (Ga 4:24), pour lire, par-delà le dire angélique, partiel, la Vérité éternelle dévoilée en Jésus Christ.

 

Si cette pratique de la lecture allégorique, ou "spirituelle", a été discréditée par les abus qui en ont été faits, — elle n'en repose pas moins sur cette certitude apostolique que la Parole écrite nous communique la Parole éternelle en tant qu'au-delà de son propre discours — qui pour ne pas errer, n'en est pas moins partiel —, elle désigne la Parole éternelle faite chair. Cette certitude ancrée dans la conscience de l'Église ancienne vaut aussi pour l'Écriture néo-testamentaire et pour tous les temps d'avant la Parousie : "c'est partiellement que nous connaissons, c'est partiellement que nous prophétisons ; mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel sera aboli" (1 Co 13:9-10). Notre connaissance de Dieu ne saurait être exhaustive.

 

Ainsi, pour donner un exemple, c'est la compréhension de la possibilité de cette lecture de l'Écriture qui a permis à Augustin de dépasser son rejet de la Bible hébraïque, dû à ce qu'il était rebuté par les récits de violence. Et c'est ce dépassement qui devait lui permettre de même d'en venir à la foi du Fils de Dieu venu en chair.

 

 

En conclusion : des conséquences pratiques

 

 

La présence dans les textes bibliques de récits de violence, le rapport d'événements douloureux, fonction de révélations prophétiques ; la difficulté éprouvée par les hommes et femmes du passé qui les ont confrontés, parfois comme acteurs ; tout cela est chargé de conséquences.

 

En premier lieu, l'accès à l'Écriture, aux vérités qu'elle nous communique, requiert de notre part un effort de lecture, un effort sans cesse renouvelé, en vue de l'illumination du Souffle de Dieu. C'est bien ce Souffle qui dévoile le Christ dans l'Écriture au regard de l'Église. Entendons-nous bien : non pas un effort qui nous communiquerait l'Esprit ! Dieu répand l'Esprit par le Christ malgré et contre nos efforts. L'effort en question est le refus de ne pas douter ; de ne pas douter de nos conforts de lecture, selon que Dieu détruira "la sagesse des sages" et anéantira "l'intelligence des intelligents" (És 29:14 ; 1 Co 1:19). En corollaire à cela, avec une leçon d'humilité quant à nos lectures, les difficultés, voire les scandales bibliques, nous apprennent la tolérance (à défaut de mieux) face aux diverses pratiques induites par les lectures partielles qui sont les nôtres.

 

Lire l'Écriture pourrait bien consister à ne pas passer sur le scandale comme chat sur braise, pour de douces certitudes, sources de solutions à bon marché et de propos d'amis de Job.

 

C'est Job, qui ne s'est pas contenté de propos lénifiants, qui a connu le visage sauveur de Dieu, plutôt que ses amis qui sont repartis, leur Bible — fermée — sous le bras, le visage satisfait de leurs certitudes qui leur voilaient la certitude qui ébranle toutes les certitudes, se contentant de toutes leurs tristes espérances... contre lesquelles ils ne savaient pas espérer.

 

 

R. P.

 

 

_____________________________________

[1] Cf. André NEHER, Histoire biblique du peuple d'Israël, Maisonneuve, 1982.

[2] Cf. Raphaël DRAï, La sortie d'Egypte. L'invention de la liberté, Paris, Fayard, 1986.

 

 

 

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