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Basculement dualiste en Occident médiéval (notes)

Par rolpoup :: mardi 03 juin 2008 à 19:19 :: Cathares

 


 

Notes

____________________________

[1] L’emploi du terme "cathares" relève de la convention, pour désigner un mouvement médiéval qui ne se voulait d’autre titre que celui de "chrétien". Mais "chrétiens" ne peut évidemment pas être appliqué qu’à ces seuls chrétiens-là ; de même que "dissidents" — on reviendra sur cette notion —, ou "bons hommes", qui en outre ne prend pas en compte les non-consolés. "Albigeois" risque de cantonner au seul midi de la France des mouvements qui, pour être divers, avaient une extension bien plus large… L’on pourrait ainsi relever les inconvénients de plusieurs autres titres. Quant au conventionnel "cathares", qui n’est pas non plus sans inconvénients, il désigne l’ensemble des mouvements dualistes, divers, connaissant des contacts avec d’autres mouvements hérétiques (par le biais de la "solidarité hérétique") ou évangéliques (par une volonté partagée de réforme) — divers mouvements dissidents ou pas. D’origine probablement rhénane, au départ injurieux, il n’en est pas venu par hasard, dès le Moyen Âge à recevoir cet usage chez les polémistes. Puis à faire retour suite aux travaux de Charles Schmidt (Histoire et doctrine de la secte des cathares ou albigeois, 2 vols, Paris-Genève, 1849), puis de Arno BORST (Die Katharer, Stuttgart, 1953 - trad. française, Les cathares, Paris, Payot, 1978), et à se substituer au classique "albigeois" : il présente l’avantage de désigner l’ensemble des mouvements dualistes, divers, pas qu’occitans, pas qu’albigeois. Pour les dénominations diverses désignant les cathares, cf. Jean DUVERNOY, La religion des cathares, Toulouse, Privat, 1976 ; cf. Roland POUPIN, L'héritage de S. Sylvestre, la crise cathare et la réforme de Thomas d'Aquin, Strasbourg, 1988 — thèse, éditée (sans changement par rapport à 1988 sauf la bibliographie mise à jour par l'ajout d'ouvrages parus après 1987, année du dépôt de thèse) sous le titre La papauté, les cathares et Thomas d'Aquin, Portet-sur-Garonne, Loubatières, [1988] 2000, p. 123-130 : si "cathares" est une des dénominations locales (rhénane), il reçoit dès le Moyen Âge une portée plus large chez les polémistes, équivalent à "néo-manichéens", visant l’ensemble des dualistes ; tandis qu’"albigeois" connaît un début de phénomène similaire, semblant même revendiqué par l’italien Livre des deux Principes.

[2] "Le phénomène cathare" était déjà le titre d'un ouvrage de René Nelli (Paris, PUF, 1964).

[3] Cf. Guy BEDOUELLE, "Les Albigeois, témoins du véritable Évangile : l'historiographie protestante du XVIe et du début du XVIIe siècle", Cahiers de Fanjeaux, n°14, Toulouse, Privat, 1979, p. 45 sq. (cf. p. 56 sq.). Dès 1572, au 8e Synode des Églises Réformées, tenu à Nîmes, la question de la publication de "l'Histoire des Albigeois" est à l'ordre du jour. Au 13e Synode, tenu à Montauban en 1595, il s'agit de montrer que la religion réformée est plus ancienne que la catholique romaine. Le pasteur Jean Chassanion publiera peu après son Histoire des Albigeois revendiquant la filiation catharisme/valdéisme - protestantisme. En juin 1602, le Synode des Églises Réformées du Dauphiné charge le pasteur Dominique Vignaux de rassembler tous les documents utiles à cette fin — ils sont présentés par son fils Jean Vignaux au Synode national de Gap en 1603. Le Synode du Dauphiné confie au pasteur Jean-Paul Perrin le travail d'historiographie concernant les vaudois et albigeois, qui sera publié en 1618.

[4] Mentionnons l'archevêque d'Armagh, James Ussher, rassemblant à Dublin un fonds de manuscrits des Vallées vaudoises.

[5] Michel JAS, Braises cathares. Filiation secrète à l'heure de la Réforme, Portet-sur-Garonne, Loubatières, 1992, a montré qu'à condition de dégager la question des approximations dogmatiques des anciens apologistes protestants du catharisme, et de refuser cette assimilation, il subsiste néanmoins de cette revendication d'un héritage dissident de l'ancienne hérésie un fond de vérité.

[6] Jacques-Bénigne BOSSUET, Histoire des variations du protestantisme, t. XXXIV, Paris, 1828. Le livre XI, qui intéresse les mouvements médiévaux a été réédité à part, sous le titre Cathares. Histoire abrégée des albigeois, des vaudois, des viclefites et des hussites, Nîmes, Lacour, 1999.

[7] Charles SCHMIDT, Histoire et doctrine de la secte des cathares ou albigeois, 2 vols, Paris-Genève, 1849.

[8] Napoléon PEYRAT, Histoire des albigeois. Les albigeois et l'Inquisition, 3 vols, Paris, 1870-1872.

[9] Par Léon CLÉDAT, Le Nouveau Testament traduit au XIIIe siècle en langue provençale, suivi d'un rituel cathare (Bibliothèque de la Faculté des Lettres de Lyon), Paris, Leroux, 1887.

[10] Déodat ROCHÉ, Études manichéennes et cathares, Arques (Aude), éd. des Cahiers d'Études Cathares, 1952.

[11] Poète et auteur, outre ses études sur le catharisme, de L'érotique des troubadours, Toulouse, Privat, 1963.

[12] Comme l'a montré de façon définitive Michel ROQUEBERT, Les cathares et le Graal, Toulouse, Privat, 1994. Cf. aussi Francesco ZAMBON, "Le catharisme et les mythes du Graal", in Catharisme : l'édifice imaginaire, sous la direction de Jacques BERLIOZ et Jean-Claude HÉLAS, Actes du 7e colloque d'Histoire médiévale, 1994, Heresis Collection n°7, pp. 215-243.

[13] Comme, dès les années 1930, chez Antonin GADAL, Sur le chemin du Saint-Graal, 5e éd., Haarlem, Rozekuis-Pers, 1983. Gadal emboîtant le pas aux ésotéristes Joséphin PÉLADAN (Le secret des troubadours, Paris, 1906) et au-delà Eugène AROUX (Les mystères de la chevalerie et de l'amour platonique au Moyen Âge, Paris, 1858) : pour ces développements cf. ZAMBON, op. cit. La trace de ces démarches est sensible jusque chez Denis de ROUGEMONT, L'amour et l'Occident, [Paris, 1938 et nombreuses rééditions augmentées], rééd. collection "10/18", 1972.

[14] Suite au travail tout politique du SS Otto Rahn pour lequel, comme pour ses pairs soutenant l'autonomisme breton, les particularités régionales occitanes n'étaient pas sans intérêt pour diviser la France ennemie. Otto RAHN, Kreuzzug gegen den Gral, Freiburg in Brisgau, 1933 (trad. fr. Croisade contre le Graal, Paris, Stock, 1974) ; Luzifers Hofgesind, Schwatzhaüpter, 1937 (trad. fr. La cour de Lucifer, Puiseaux, Pardès, 1994). Cf. Christian BERNADAC, Le mystère Otto Rahn. Du catharisme au nazisme, Paris [1978], Pocket, 1980 ; Marie-Claire VIGUIER, "Otto Rahn entre Wolfram d'Eschenbach et les néo-nazis", in Catharisme : l'édifice imaginaire, op. cit., pp. 165-189 ; Roland POUPIN, "Indiana Jones et le Temple cathare. Une critique de la lecture raciale du catharisme", Heresis n° 28, 1997, pp. 11-37 ; Jean-Marc LAFON, "Graal païen, Urvolk et croix gammées. Quelques réflexions sur l'œuvre d'Otto Rahn", Heresis n° 32, 2000, pp. 73-95.

[15] Tout cela amalgamé délibérément par Otto Rahn, qui y ajoutait l'antisémitisme au gré du parsisme et d'un rejet supposé et schématisé de l'Ancien Testament, censé avoir été le fait des cathares.

[16] On peut suggérer de voir là une explication aux lacunes historiographiques que déplore l'historienne catholique allemande Daniela Müller chez ses compatriotes : elle regrette que l'historiographie allemande contemporaine s'enferre dans des schémas des années 1950 largement caricaturaux à l'égard du catharisme (Daniela MÜLLER, "La perspective de l'historiographie allemande", in Catharisme : l'édifice imaginaire, op. cit., p. 47-63. Cf. Daniela MÜLLER, "Montségur dans l'historiographie et la mythologie allemandes", in Montségur, la mémoire et la rumeur 1244-1994, Foix, Association des amis de l'Ariège, 1995, pp. 185-199.). De fait, le catharisme n'y est-il pas rendu suspect par son embarrassant défenseur SS ? Pour donner un exemple extrême, imagine-t-on le discrédit dont se couvrirait un universitaire allemand se compromettant en traduisant et préfaçant comme l'a fait René Nelli, les oeuvres nazies de Rahn — promotion bizarre — ? En quoi d'ailleurs il ne faut pas chercher les opinions politiques de René Nelli (cf. son livre Mais enfin, qu'est ce que l'Occitanie ?, Toulouse, Privat, 1978).

[17] Selon le titre du livre-synthèse d'Anne BRENON, Le Vrai visage du catharisme, Portet-sur-Garonne, Loubatières, 1988.

[18] Antoine DONDAINE, o.p., "La hiérarchie cathare en Italie", I et II, Archivum fratrum praedicatorum, n° 17, 1949 et n° 20, 1950. Cf. avant lui, au titre significatif, l'influent Steven RUNCIMAN, The Medievan Manichee, Cambridge, 1947 (trad. française, Le manichéisme médiéval, l'hérésie dualiste dans le christianisme, Paris, Payot, 1949). Dondaine et ceux qui le suivent s'inscrivent sous plusieurs angles dans la ligne de Schmidt (op. cit. supra) — qui lui cependant, ne remontait pas jusqu'au manichéisme — notamment quant au vocabulaire ("absolus" et "mitigés"), et au rôle de Nichétas à St-Félix.

[19] Comme les intitulait l'inquisiteur Rainier Sacconi.

[20] J'ai cru devoir proposer – en pendant de "monarchien" déjà employé par Döllinger – ce terme me paraissant plus adéquat que "absolu" ou radical" face à "mitigé" ou "modéré".(Roland POUPIN, La papauté, les cathares et Thomas d'Aquin, Portet-sur-Garonne, Loubatières, [1988] 2000, p. 17, n. 15).

[21] Interrogatio Iohannis, version de Carcassonne et version de Vienne, trad. Nelli, in Écritures cathares, nouvelle édition : Anne Brenon, éd. du Rocher, 1995; cf. aussi édition critique, traduction et commentaire d'Édina BOZOKY, Le livre secret des cathares, Paris, 1980.

[22] Monique ZERNER, "Introduction" à Inventer l'hérésie ? Discours polémiques et pouvoirs avant l'Inquisition, sous la direction de Monique ZERNER, Collection du Centre d'études médiévales de Nice, vol. 2, 1998, p. 7.

[23] Raffaëlo MORGHEN, Medioevo christiano, Bari, Laterza, 1951. Morghen s'inscrit dans une démarche précédemment initiée par Herbert GRUNDMANN, Religiöse Bewegungen im Mittelalter, Berlin, 1935. Morghen se nuancera lui-meêm au Colloque de Royaumont.

[24] Ainsi Arno BORST, Die Katharer, Stuttgart, 1953 (trad. française, Les cathares, Paris, Payot, 1978).

[25] Comme le constate justement Jean-Louis BIGET, "'les Albigeois' : remarques sur une dénomination", in Inventer l'hérésie ?, op. cit., p. 220, n°3.

[26] Mouvements dissidents et novateurs, sous la direction d'André VAUCHEZ, Actes de la 2e Session d'Histoire médiévale, 1989, publiés en 1990 par Heresis, n° 13 et 14.

[27] Mouvements dissidents et novateurs, op. cit., p. 160.

[28] Jean DUVERNOY, Le catharisme. La religion des cathares, Toulouse, Privat, 1976, par ex. p. 346. Anne BRENON, Les Archipels cathares, Cahors, Dire, 2000, p. 181, prête à Duvernoy l'abandon de l'affirmation jusqu'alors commune dès 1976 au temps de sa Religion des cathares. S'il y suggérait déjà que la partie "origéniste" du dualisme occidental (sauf pour Concorezzo — ibid.) n'aurait pas été apportée par Nichétas à St-Félix, c'est de façon moins explicite qu'en 1989 avec son propos dans Mouvements dissidents... p. 346.

[29] Dans La religion des cathares, op. cit. Concernant l'origénisme du catharisme, Marcel DANDO, Les origines du catharisme, Paris, Pavillon, 1967, l'avait déjà signalé, comme le note Duvernoy, La Religion..., op. cit., p. 296.

[30] C'est ainsi, redisons-le, qu'il est acquis depuis 1976 que "cathares" est une épithète conventionnelle, d'origine rhénane, et divulguée surtout par l'historiographie proche de l'Université allemande, suite à quoi elle a tendu à remplacer le plus classique, en français, "albigeois". La difficulté et la variabilité terminologique témoignent de la justesse de vues de Duvernoy : comment nommer une Église qui ne s'est voulue que chrétienne ? "Cathares", pour caricatural que soit ce terme imposé par leurs adversaires, présente l'unique, et certes maigre avantage sur les autres vocables, de désigner typologiquement la communauté ecclésiale et liturgique transnationale de l'hérésie — que dans une nouvelle espèce de la controverse (cf. infra), on lui conteste aujourd'hui.

[31] Jean DUVERNOY, Le registre d'Inquisition de Jacques Fournier, 3 vols, Paris-La Haye-New York, Mouton, 1978. Cf. le site Internet de Jean Duvernoy, offrant aux chercheurs les sources d'étude du catharisme, y compris inédites (http://jean.duvernoy.free.fr).

[32] René NELLI, La philosophie du catharisme, Paris, Payot, 1975.

[33] Liber de duobus Principiis, éd. DONDAINE, Un traité néo-manichéen du XIIIe siècle, le "Liber de duobus Principiis", suivi d'un fragment de rituel cathare (Institutum historicum fratrum praedicatorum, Romae et Sabinae), Rome 1939 ; traductions : Christine THOUZELLIER, Le livre des deux Principes, Sources chrétiennes n° 198, Paris, Cerf, 1973 ; René NELLI, "Le livre des deux Principes", Écritures cathares, op. cit.

[34] Même position dans son Introduction au Registre d'Inquisition de Jacques Fournier, op. cit., 1978, p.12. Duvernoy s'appuie toutefois sur d'autres bases pour ce faire, notamment sur Aelred de Riévaux signalant l'origénisme (sous sa forme présente chez les dyarchiens) des cathares flamands ou allemands (et les cathares rhénans se réclamaient d'une origine grecque) passés en Angleterre en 1160, soit avant 1167. Précisons en outre qu'il relativise fortement l'importance des distinctions entre les conceptions cathares du dualisme (cf. http://jean.duvernoy.free.fr/heresy , loc. cit. : "de nos jours encore, on attache un intérêt excessif au point de savoir si tels ou tels cathares reconnaissaient un ou deux dieux, étaient "monarchiens" ou "dyarchiens", "absolus" ou "mitigés", etc...").

[35] Théologies chrétiennes orthodoxes, ou, ici notamment, hérétiques. Démarche différente de celle en Religions comparées des historiens des religions comme Reitzenstein (Religionsgeschichtliche Untersuchungen, Bonn, 1921) Runciman (op. cit., 1947) et Söderberg (La religion des cathares, Uppsala, 1949) qui, s'attachant à bâtir de vastes systèmes analogiques sur la base de points plus ou moins communs, ne remettaient pas en question la généalogie admise. Cf. Ylva HAGMAN, "Les historiens des religions et les constructions des ésotéristes", in Catharisme : l'édifice imaginaire, op. cit., pp. 131-143.

[36] Au chapitre VII de ma thèse de théologie soutenue à Strasbourg en 1988. Roland POUPIN, La papauté, op. cit. Cf. Roland POUPIN, "La spécificité occidentale du catharisme et les rapports bogomilo-cathares", RHPR, vol. 70 1990/2, pp. 149-164, reprenant ce chapitre VII (en résumé, j'y propose d'ajouter à la distinction entre dogme et morale établie par Schmidt, une nouvelle distinction, entre obédience épiscopale et référence dogmatique : les spécificités dogmatiques de l'Occident cathare par rapport au bogomilisme sont liées à sa propre méthode théologique, de type scolastique).

[37] Heresis n°18, 1992 (pp. 81-82).

[38] Ibid. Cela malgré une réserve de sa part (dans La Religion..., op. cit., p. 355) contre l'opinion commune sur la Dragovitsie dyarchienne, réserve que j'avais notée tout en remarquant que "Duvernoy ne poursuit cependant pas les conséquences de sa pertinente remarque, et n'en vient pas à remettre en question l'habitude de ne pas douter du dyarchianisme de la Dragovitsie" (La papauté... p. 112, n.63, et mon article p. 159, n. 63. Cf. La papauté... p. 280, thèse 10). En résumé Jean Duvernoy s'appuie alors dans sa recension, pour soutenir l'idée d'un dyarchianisme de la Dragovitsie, sur les polémistes médiévaux Durand de Huesca et Évervin de Steinfeld (loc. cit. p. 82) et sur l'inquisiteur ex-cathare Rainier Sacconi (p. 81). Sources qui semblent bien s'accorder sur le même point de vue généalogiste — avec des variantes qui ne font peut-être que trahir la méthode. Cf ; de même, aujourd’hui, Michel ROQUEBERT, La religion cathare. Le Bien, le mal et la Salut dans l'hérésie médiévale, Paris, Perrin, 2001, qui est tenté aussi d’originer les deux tendances dualistes principales en Orient : le chaos tétramorphe pourrait éventuellement, suggère-t-il, d’un fragment perdu d’un mythe comme l’Interrogatio Iohannis.

[39] Comme on le faisait de générations de chercheurs en générations de chercheurs. Cf. la chaîne de ces chercheurs du XIXe siècle à nos jours dans Anne BRENON, Les Archipels cathares, op. cit., pp. 70-83.

[40] Cf. Roland POUPIN, La Papauté..., op. cit., ch. VIII, pp. 123-139 et "Orthodoxie, catharisme et thomisme : l'œuvre de Thomas d'Aquin, un tournant dans la scolastique", La persécution du catharisme XIIe-XIVe siècles, sous la direction de Robert MOORE, Actes de la 6e session d'Histoire médiévale, 1993, Heresis collection n°6, pp .261-279 : le dyarchianisme est un développement, de type scolastique et occidental, du dualisme antécédent, et le fruit d'une relecture du mythe monarchien.

[41] Cf. Roland POUPIN, La papauté... pp. 279-281, thèses 3 à 19. La controverse actuelle s'attache en outre pour une de ses parties, à mettre en doute l'authenticité des Actes de St-Félix — cf. infra.

[42] In Mouvements dissidents et novateurs, op. cit., p. 161. "Mitigés" et "absolus" : entendre monarchiens et dyarchiens.

[43] Anne BRENON, Le Vrai visage du catharisme, Portet-sur-Garonne, Loubatières, 1988, pp. 92-93.

[44] Anne BRENON, Le Vrai visage..., op. cit., dépôt 1999.

[45] Ibid.., dépôt 1999, p. 98.

[46] Ibid.., dépôt 1999, pp. 121-133.

[47] Jean Duvernoy en déduit seulement l'idée que les questions doctrinales sont secondaires dans le catharisme — Anne Brenon en est d'accord. Cf. aussi Michel ROQUEBERT, La religion cathare, op. cit., qui comme Duvernoy, relativise fortement la distinction dyarchiens/monarchiens (notamment p. 132-136, 188-194).

[48] Cf. les analyses d'Anne BRENON, qui parle d'hypercritique. Cf. Notamment Anne BRENON, "Les nouvelles tendances de la recherche historique sur la catharisme, critique ou révision ?", communication auprès de la Société d'Histoire du Protestantisme Français, Nîmes, 8 avril 2000.

[49] Anne BRENON, "Le catharisme méridional : questions et problèmes", in Jacques BERLIOZ (sous la direction de), Le Pays cathare, Les religions médiévales et leurs expressions méridionales, Paris, Seuil (collection Points Histoire), 2000, p. 82. Robert I. MOORE, La persécution, sa formation en Europe, 950-1250, [éd. anglaise 1987], Paris, Belles lettres, 1991, rééd. "10/18", 1997 ; et "À la naissance d'une société persécutrice ; les clercs, les cathares et la formation de l'Europe", La persécution..., op. cit., pp. 11-37.

[50] Anne BRENON, "Le catharisme méridional...", in Le Pays cathare, op. cit., p. 82.

[51] Roland POUPIN, "Orthodoxie, catharisme et thomisme...", La persécution..., op. cit., pp. 261-279.

[52] J.-L. BIGET, "Hérésie, politique et société en Languedoc (vers 1120-vers 1230)" in Le Pays cathare, op. cit., p. 23.

[53] Anne BRENON, "Les nouvelles tendances...", loc. cit., à propos du volume Inventer l'hérésie ?, op. cit. Elle poursuit en regrettant le fait, effectivement partial, que "seule la littérature de polémique antihérétique est étudiée, et critiquée jusqu'à la déconstruction, sans que soit même mentionné le fait qu'une littérature religieuse d'origine hérétique existe [...]. Singulier manque de perspective, indéniable déficience dans la méthodologie", déplore-t-elle. Dérives outrancières possibles telles qu'elles la voient avec humour se retrouver "aux côtés pour une fois des illustres ancêtres, Dondaine, Thouzellier, Borst" !

[54] Jean-Louis BIGET,"Hérésie, politique et société...", in Le Pays cathare, loc. cit., p. 43.

[55] Jean-Louis BIGET, ibid., p. 35.

[56] Ibid., p. 29. Cf. Anne BRENON, "Les nouvelles tendances...", loc. cit., considérant un propos encore plus explicite de Jean-Louis Biget selon lequel, "pour bien juger l'Inquisition, il est nécessaire de la replacer en son temps, sans oublier qu'au Moyen Âge les notions de liberté de conscience, de culte et de religion n'existaient pas. [...] Majoritaires, poursuit-il, [les Albigeois] seraient devenus persécuteurs à leur tour" (!) (Jean-Louis BIGET, "Origines et développements de l'Inquisition en Languedoc (1229-1329)", Revue du Gévaudan, des Causses et des Cévennes, n°8, nlle formule, 2e semestre 1999, p. 5) — considérant ce propos Anne Brenon dénonce ici un "procès d'intention" en citant plusieurs exemples de "témoignages de révolte et de dégoût [...] émanant de contemporains bien médiévaux de l'Inquisition". À moins que le propos de Jean-Louis Biget ne se situe dans la ligne de Cioran, disant lui aussi : "si une hérésie chrétienne, n'importe laquelle, l'avait emporté, elle ne se serait pas perdue dans les nuances [...]. Le doute n'est pas permis : victorieux, les Cathares eussent surpassé les inquisiteurs. Ayons pour toute victime une pitié sans illusions" (CIORAN, Le mauvais démiurge, Paris, Gallimard, 1969, p. 173). Selon ce que remarque Cioran de l'histoire, "élan vers le pire", il est effectivement douteux d'espérer de la nature humaine autre chose que ce qu'il en fut toujours. De fait, les hommes du XXe siècle totalitaire ne peuvent pas se prévaloir de leurs acquis en tolérance face à leurs prédécesseurs médiévaux ; et la généralité du phénomène criminel du XXe siècle n'est pas plus fondée à lui servir d'excuse que ne le serait la généralité de la violence pour les bourreaux du Moyen Âge. Ou on pourrait réclamer aussi pour les institutions policières totalitaires du XXe siècle l'indulgence qui consiste à les replacer dans leur temps ! Dans les deux cas, sans se faire d'illusions sur la nature humaine, il reste douteux pour la mémoire des victimes de les assimiler à leurs bourreaux pour la seule raison qu'ils furent contemporains en des époques violentes ! (Cf. Roland POUPIN, Cioran, entre Job et le catharisme, thèse de philosophie, Montpellier III / Paul Valéry, 1994, p. 157 sq.).

[57] Jean-Louis BIGET, "Hérésie, politique et société...", in Le Pays cathare, loc. cit.., p. 49.

[58] Ibid., p. 60.

[59] Ibid., p. 49.

[60] Ibid., p. 58.

[61] Ibid., p. 23-24.

[62] Ibid., p. 23.

[63] Ibid., p. 24.

[64] René NELLI, Les cathares, Verviers (Belgique), Marabout, 1972, p. 10.

[65] Ibid.

[66] C’est pour éviter ce type de confusion que j’ai pris l’habitude de proposer, depuis une dizaine d’année, le néologisme, plus restrictif que "métempsycose", de "préexistentialisme", référant strictement à la seule croyance origénienne à la préexistence des âmes. Depuis le néologisme a été parfois repris, mais sans cette fonction qui lui donne son utilité !

[67] Cf. Roland POUPIN, Les cathares, l'âme et la réincarnation, Portet-sur-Garonne, Loubatières, 2000 ; "De métempsycose en réincarnation ou la transmigration des âmes des temps cathares à nos jours", in Catharisme : l'édifice imaginaire, Actes du 7e colloque d'Histoire médiévale, 1994, Heresis collection n°7, pp. 145-164 ; "La transmigration des âmes dans le catharisme", Atti del 3° Convegno sulla Civiltà occitanica, Regione Piemonte / Ministero per i Beni e le Attività culturali, Caraglio, octobre 2000, à paraître.

[68] Jean-Louis BIGET, "Hérésie, politique et société...", in Le Pays cathare, op. cit., p. 24.

[69] Jean-Louis BIGET, "'Les Albigeois' : remarques sur une dénomination", in Inventer l'hérésie ?, op. cit., pp. 219-255.

[70] Cf. supra les acquis des travaux de Duvernoy ; et Jean-Louis Biget, "'Les Albigeois'...", ibid.

[71] Quod ubique et semper et ab omnibus. Vincent proposait cela contre ce qu'il jugeait être la "nouveauté" augustinienne quant à la prédestination. On sait que cela se retournerait contre la mouvance des semi-pélagiens dont il était proche, qui se verront taxés de "marseillais" — local contre universel. À l'autre bout de l'histoire, on peut penser à cette tendance qui au XIXe siècle consistait dans le catholicisme à adhérer à la démocratie et qui recevait le nom d'hérésie "américaniste". Et on pourrait multiplier les exemples de ce que les dénominations localisantes ont pour fonction de refuser l'universalité d'un mouvement et jamais, évidemment, de dénoncer une universalité fantasmée !

[72] Ce que Jean-Louis Biget ("Hérésie, politique et société...", in Le pays cathare, op. cit., p. 33) note à propos de Conrad de Porto voulant un pape bulgare aux cathares — en fait, pour Conrad, à son propre embarras, cf. infra. Monique ZERNER, "Du court moment où l'on appela les hérétiques des bougres et quelques déductions", Cahiers de Civilisation médiévale, XXXII, n°4, oct.-déc. 1989, pp. 305-324, remarque aussi, par le titre dudit article, la brièveté de la durée de l'appellation. Mais cf. Michel ROQUEBERT, Histoire des cathares, Paris, Perrin, 1999, p. 45, la fréquence de l'appellation "bulgares", sous diverses formes. Cf. ibid. p. 50, l'universalité de l'hérésie et la multiplicité de ses formes ; d'où pour les polémistes, c'est "une hydre". Pour Michel ROQUEBERT, cf. les cinq volumes précédents de son Épopée Cathare, vols I-IV, Toulouse, Privat, 1970-1989, vol. V, Paris, Perrin, 1998, dont Histoire des cathares est la synthèse finale.

[73] Les Actes de St-Félix sont publiés dans le Recueil des Historiens des Gaules et de la France, vol XIV, Paris 1806. Ils témoignent d'un contact épiscopal bogomilo-cathare en 1167. Dondaine en reconnaissait l'authenticité, contestée déjà en 1968 par Yves DOSSAT ("À propos du concile de St-Félix : les milingues", Catharisme en Languedoc, Cahiers de Fanjeaux, n° 3, Toulouse, Privat, 1968) et aujourd'hui dans la mouvance de Inventer l'hérésie ? notamment au colloque de Nice de janvier 1999 "Revisiter l'hérésie méridionale : le supposé concile cathare de St-Félix (1167)" (sous la direction de Monique Zerner, 2001) — cf. Anne BRENON, "Le catharisme méridional...", in Le Pays cathare, op. cit., p. 89, citant ce colloque de Nice de janvier 1999 — où l'on retient trois possibilités en faveur de l'inauthenticité des Actes de St-Félix (cf. Anne BRENON, "Les nouvelles tendances...", loc. cit.) : pour Monique Zerner, c'est un faux du XVIIe siècle, date de la publication du document ; pour J.L. Biget, un faux du XIIIe siècle pour relancer la Croisade ; pour Jacques Chiffoleau, il s'agit d'un échafaudage abusif du Père Dondaine, XXe siècle donc.

[74] Anne BRENON, "Les nouvelles tendances...", loc. cit. et Les Archipels cathares, op. cit. pp. 180-181.

[75] Cf. Anne BRENON, "Les nouvelles tendances...", loc. cit.

[76] Roland POUPIN, La papauté..., op. cit., p. 107 sq.

[77] Ainsi que le fait un Raoul Vaneigem, peu suspect de n’être pas déconstructioniste, allant jusqu’à reprendre la thèse qui n’a guère été soutenue qu’à l’époque soviétique de l’inexistence de Jésus ! Cf. La résistance au christianisme, Paris, Fayard, 1993, p. 267-272.

[78] Et J.-L. Biget admet que le contact est attesté en 1180 – sans hiérarchie comme c’est admis depuis la fin des années 1980 (cf. son article "Cathares" in Dictionnaire du Moyen Âge, Paris, PUF, 2002, p. 231).

[79] Julien ROCHE, "Enjeux et embûches de la recherche cathare : l’exemple de la réunion de Saint-Félix", in éd. Emmanuel LE ROY LADURIE, Autour de Montaillou, village occitan, Castelnaud la Chapelle, L’Hydre, 2001, Actes du Colloque de Montaillou d’août 2000.

[80] Jean-Louis BIGET, "Hérésie, politique et société...", in Le Pays cathare, op. cit., p. 33.

[81] Anne BRENON, "Le catharisme méridional...", in Le Pays cathare, op. cit., p. 86.

[82] Interrogatio Iohannis, version de Carcassonne et version de Vienne, trad. Nelli, in Écritures cathares, op. cit. Sur tout cela voir aussi le récent et remarquable livre de Michel ROQUEBERT, La religion cathare. Le Bien, le Mal et le Salut dans l'hérésie médiévale, Paris, Perrin, 2001, notamment les pages 117-245 et 50-58.

[83] Roland POUPIN, "Orthodoxie, catharisme et thomisme : l'œuvre de Thomas d'Aquin, un tournant dans la, scolastique", La persécution du catharisme XIIe-XIVe siècles, op. cit. et La papauté..., op. cit.

[84] Jean-Louis BIGET, "Hérésie, politique et société...", in Le Pays cathare, op. cit., pp. 17 et 62. Je laisse de côté l’hypothèse soutenue par Pilar Jimenez (Colloque de Carcassonne 1998), et suggérée aussi par J.-L. Biget (cf. "Cathares" in Dictionnaire du Moyen Âge) selon laquelle les cathares auraient fini par faire leur un dualisme qui au départ ne leur aurait été qu’attribué à tort par leurs détracteurs.

[85] La fin du XIIIe siècle est l'époque du Livre des deux Principes, et de l'école de Jean de Lugio à laquelle il est attribué. Mentionnons aussi le Traité anonyme, figurant en extrait dans le Liber contra Manicheos (daté de 1222/1224) de Durand de Huesca, vaudois converti au catholicisme, polémiste anti-hérétiques (trad. Duvernoy, 1962 ; trad. Thouzellier, Louvain 1967 : publié aussi in Écritures cathares, op. cit, pp. 194-213).

[86] Jean Louis BIGET, "Hérésie, politique et société...", in Le Pays cathare, op. cit., p. 17.

[87] Ibid., p. 62.

[88] Sans parler de l'ancêtre Platon.

[89] Ainsi le Livre des deux Principes, trad. Nelli, in Écritures cathares, op. cit.

[90] Livre des deux Principes, trad. Nelli, in Écritures cathares, op. cit, p. 112 sq.

[91] Cela pour une accentuation de la pneumatologie qui peut donner à l'Occidental l'impression d'un déficit trinitaire concernant le Fils, mais qui renvoie surtout, aussi, indirectement en Orient — et à la forme orthodoxe orientale de la théologie trinitaire.

[92] Qui ira s'accentuant après la crise cathare (cf. infra. les nouvelles perspectives théologiques issues des adversaires des cathares et dont on ne retrouve pas l'équivalent en Orient ; le problème bogomile y a été traité différemment). Cela pourrait s'illustrer avec l'iconographie. Il est connu que des Christ en majesté de l'époque carolingienne, encore proches de l'iconographie byzantine — malgré la rupture qui apparaît déjà en théologie de l'icône dans la différence d'approche entre le Concile de Nicée II (787) et le Concile de Frankfort (795) — aux représentations du bas-Moyen Âge latin, l'évolution s'est faite dans un sens accentuant l'humanité du Christ et les réalités naturelles. Avec ce moment tournant, les fameuses fresques de Giotto figurant la vie de François d'Assise, où apparaît ce lieu symptôme des réalités naturelles : la perspective. En tout cela aussi le catharisme, proche de l'Orient et donc des temps carolingiens, pouvait faire, comme cela a été remarqué ailleurs, figure de conservatisme.

[93] La trace de ces hautes tendances subsiste jusque dans l'islam naissant (Roland POUPIN, "Exégèses anciennes de la sourate 4/156-157 et christologie coranique", ETR, 1996/1, pp. 55-66).

[94] Interrogatio Iohannis 8, Version de Carcassonne, trad. Nelli, in Écritures cathares, op. cit., p.53. Cf. aussi divers témoignages à ce sujet in Jean DUVERNOY, Le catharisme, op. cit., pp. 88, 116.

[95] Cf. Roland POUPIN, "Les cathares et l'Immaculée Conception", in éd. Emmanuel LE ROY LADURIE, Autour de Montaillou, village occitan, Castelnaud la Chapelle, L’Hydre, 2001, Actes du Colloque de Montaillou d’août 2000.

[96] On sait que Bernard fustige les chanoines de Lyon pour tenir cette doctrine. On est à l'époque de la naissance du valdéisme (mi XIIe), dans des milieux en ébullition, dont il permis de se demander quel est leur rapport avec un pré-catharisme, qui au regard de cette doctrine fondée en haute christologie renvoie peut-être sous cet angle à son contact bogomile (déjà établi selon les sources diverses au milieu du XIIe).

[97] Cf. Roland POUPIN, La papauté..., op. cit., ch. V, p. 59 sq.

[98] Cf. Beverly KIENZLE, "Inimici Crucis : la théologie de la Croix et la persécution du catharisme", in éd. Emmanuel LE ROY LADURIE, Autour de Montaillou, village occitan, Castelnaud la Chapelle, L’Hydre, 2001, Actes du Colloque de Montaillou d’août 2000.

[99] Pascal ÉPINOUX, "Une réponse à l'hérésie : Dominique et les dominicains", Le Pays cathare, op. cit., pp. 81-94.

[100] Rapports naturellement plus livresques que conformes au dialogue rêvé a posteriori. Pour l'islam, Philippe SÉNAC, "Les musulmans en terre languedocienne VIIIe-XIe siècle", in Le Pays cathare, op. cit., pp. 163-170. Pour le judaïsme, Joseph SHATZMILLER, "Les juifs du Languedoc avant 1306", in Le Pays cathare, op. cit., pp. 173-182. À noter ce qui concerne les rapports éventuels juifs-cathares souvent supposés en fonction de proximités au moins géographiques avec la cabale : J. Shatzmiller cite dans le sens de rapprochements Shulamit SHAHAR ("Écrits cathares et commentaire d'Abraham Abulafia sur le 'Livre de la création' : images et idées communes", Cahiers de Fanjeaux, n°12, 1977). Mais il écrit qu'"en règle générale, leur attitude [des juifs] était négative et même hostile [à l'égard des cathares]." (p. 179). Cela dit, il note aussi que "Méir ben Simon était hostile aussi aux cabalistes de son temps." (p. 180).

[101] Cf. Roland POUPIN, La papauté..., op. cit., notamment 3e partie.

[102] Cf. Francesco ZAMBON, "L'hérésie cathare dans la société et la culture italienne du XIIIe siècle", Europe et Occitanie, les Pays cathares, Actes du colloque d'Histoire médiévale, 1992, Heresis Collection, 1995, pp. 27-52. Ainsi pp. 42-43, suite à R. Manselli, F. Zambon montre que le "Cantique des créatures" attribué à François d'Assise est point par point écrit contre le catharisme.

[103] Cf. Louisa A. BURNHAM, "Les franciscains spirituels et les béguins du midi", in Le Pays cathare, op. cit., pp. 147-157.

[104] Cf. Anne BRENON, "'Vaudoisie' en Languedoc, XIIe-XIVe siècle", in Le Pays cathare, op. cit., pp. 125-144.

[105] Cf. Michel RUBELLIN, "Au temps où Valdès n'était pas hérétique : hypothèses sur le rôle de Valdès à Lyon (1170-1183)", in inventer l'hérésie ?, op. cit., p. 193 sq.

[106] Daniel LE BLÉVEC, "Le clergé et l'encadrement des fidèles", in Le Pays cathare, op. cit., pp. 215-225.

[107] Jean BLANC, "Les réseaux monastiques en pays d'Aude", in Le Pays cathare, op. cit., pp. 201-217.

[108] Jacques BERLIOZ, "Le dur exil. Pèlerinages et pèlerins en Languedoc", in Le Pays cathare, op. cit., pp. 265-275, p.268.

[109] Jacques BERLIOZ, "'Superstitions', paganisme et culture folklorique", in Le Pays cathare, op. cit., pp. 183-198.

[110] Michelle FOURNIÉ, "L'au-delà dans le midi de la France et dans le Languedoc à la fin du Moyen Âge", in Le Pays cathare, op. cit., pp. 245-260.

[111] Cf. supra.

[112] Dominique IOGNA-PRAT, "De la polémique grégorienne au 'Contra Petrobrusianos'", in Inventer l'hérésie ?, op. cit., p. 99.

[113] Roland POUPIN, La papauté..., op. cit., ch. V, p. 62 sq.

[114] Éric PALAZZO, "Rites et société chrétienne : la liturgie", in Le Pays cathare, op. cit., pp. 231-241.

 

 

 

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