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Léon X et Luther

Par rolpoup :: mardi 21 octobre 2008 à 14:28 :: Réformation

 

 

 

 


 

 


 
Léon X et Luther
*

 


 

Léon X et le temps la Réforme

Léon X (1475-1521), pape de 1513 à 1521, de son vrai nom Jean de Médicis (fils de Laurent le Magnifique), est l'un des papes au train de vie les plus fastueux de la Renaissance. Il naît à Florence le 11 décembre 1475, est ordonné diacre et créé cardinal à treize ans, et élu pape à trente-sept ans.

Expert en affaires politico-militaires, il lutte contre les Français jusqu’à sa défaite face à François Ier en 1515, à Marignan. Les relations entre le Vatican et la France sont alors définies, en 1516, dans le concordat de Bologne, qui met un terme aux velléités de gallicanisme, c'est-à-dire d'indépendance de l'Église catholique de France à l'égard de Rome. En contrepartie, le roi de France est investi du pouvoir de nommer les évêques et les ecclésiastiques de haut rang, même si le pape conserve théoriquement un droit de veto. Cela explique en partie le fait que François Ier n’optera pas pour la Réforme : il a déjà suffisamment d’espace vis-à-vis de Rome.

Vaincu militairement par la monarchie française, Léon X fait toutefois de la papauté la force politique dominante en Italie. C'est sous son pontificat qu’est conclu le Ve concile du Latran (1517) dont les actes portent, entre autres, sur la ratification du concordat avec la France et sur l'établissement d'un système de censure des livres.

Cependant, élevé dans l'amour des lettres et des arts — traditionnel chez les Médicis —, Léon X s’est plutôt rendu célèbre par son rôle de mécène que par ses censures ou son rôle ecclésiastique : il a dépensé des fortunes pour faire travailler des grands maîtres tels que Raphaël et Bramante. Dans cette perspective Léon X s'entoure d'amis d'Érasme et paraît accessible aux idées nouvelles. Il prend ainsi position en 1515 pour Jean Reuchlin, auteur d'une grammaire de l'hébreu, qui soutenu par les humanistes de l'époque, affrontait l'Inquisition au sujet du Talmud. C'est dans cette optique que Martin Luther, en août 1518, lui dédie ses Resolutiones — voire, en 1520, son traité De la liberté du chrétien.

Mais l'extravagance du mécénat du pontife, illustrée par la reconstruction de la basilique de Saint-Pierre, et le train de vie fastueux mené à sa cour sont vivement critiqués. La vente des indulgences à fin de financer les travaux de Saint-Pierre et l’indignation que ces procédés suscitent, donneront écho à Martin Luther lorsqu’il publiera
le 31 octobre
1517 ses 95 thèses contre les indulgences. Léon X condamne Luther et ceux qui adhèrent à la Réforme (bulle Exsurge Domine de juin 1520, demandant à Luther de se rétracter, lequel la brûlera en place publique en décembre 1520). Le 3 janvier 1521, Martin Luther est excommunié. Léon X meurt à Rome le 1er décembre de la même année 1521.

Léon X n’est cependant qu’un rouage dans une lignée papale de la Renaissance dont la réputation n’est pas surfaite.

Voilà un pape politique et amateur de fêtes qui excommunie un croyant demandant en vain à un pape réputé humaniste de mettre un terme à un scandale que lui-même nourrit !

Sans le savoir, il vient d’excommunier la moitié de l’Europe, qui se rangera à la prédication de l’Évangile réformateur. Le moment est source d’un quiproquo œcuménique fameux : dans les pays qui resteront soumis à Rome, on finira par penser que Luther a « claqué la porte de l’Église » !… là où ceux qui reçoivent l’Évangile de la grâce proclamé par la Réforme considèrent que Rome a fermé la porte à l’Évangile.

Tout espoir n’est pas étouffé pour autant en vue d’une réconciliation œcuménique. Calvin le dira ainsi :

« Nous ne nions point que les Églises sur lesquelles le pape domine par sa tyrannie, ne demeurent des Églises, mais nous disons qu'il les a profanées par son impiété, qu'il les a affligées par sa domination inhumaine, qu'il les a empoisonnées de fausses et méchantes doctrines, et quasi mises à la mort, au point que Jésus-Christ y est à demi enseveli, l'Évangile y est étouffé, la chrétienté y est exterminée, le service de Dieu y est presque aboli ; bref, tout y est si fort troublé, qu'il apparaît plutôt une image de Babylone, que de la sainte cité de Dieu.
Pour conclusion, je dis que ce sont des Églises, premièrement, en tant que Dieu y conserve miraculeusement les restes de son peuple, bien qu'ils y soient pauvrement dispersés ; secondement, en tant qu'il y reste quelques marques de l'Église, principalement celles dont la vertu ne peut être abolie, ni par l'astuce du diable ni par la malice des hommes. Mais parce que, d'autre part, les marques que nous avons principalement à regarder en cette dispute, en sont effacées, je dis n'y a point droite apparence d'Église, ni en chaque membre ni en tout le corps »
(Calvin, Institution de la religion chrétienne, IV, ii, 12).

*

 

Luther le réformateur

Martin Luther (né et décédé à Eisleben – 1483-1546) se serait voué à la vie monastique à Erfurt (Saxe, Allemagne) dès les prémices du mois de juillet 1505. Il explique avoir prié sainte Anne lors d’un violent orage où il craignait pour sa survie : « Sainte Anne, sauve-moi et je me ferai moine ! »

Il est effectivement admis dès le 17 juillet 1505 au couvent des augustins d’Erfurt, où il essaie aussitôt de rechercher la perfection par l’ascèse et diverses mortifications. En même temps, il continue à étudier la théologie et bientôt commence à l’enseigner : ordonné prêtre en 1507, il est désigné pour enseigner la philosophie au couvent d’Erfurt.

En 1508, il est envoyé par Johann von Staupitz, vicaire général des augustins d'Allemagne, à la nouvelle université de Wittenberg, fondée en 1502, pour donner des leçons inaugurales de philosophie morale. De retour à Erfurt en 1509, il poursuit encore pendant deux ans ses études de théologie et continue à enseigner. En novembre 1510, délégué par sept monastères augustins, il se rend à Rome, où il juge sévèrement le clergé romain. Peu de temps après avoir repris ses activités à Erfurt, il est envoyé de nouveau à Wittenberg pour préparer son doctorat en théologie qu'il obtient en 1512. Il occupe par la suite la chaire d’enseignement biblique à Wittenberg, ville où il sera à partir de 1514 également prédicateur. Enseignement, prédication et recherche personnelle sont alors les trois activités essentielles de Luther. Il resta titulaire de la chaire de théologie biblique jusqu'à la fin de sa vie.

Luther en vient à admettre que les chrétiens n'obtiennent pas le salut par leurs propres efforts, mais par le don de la grâce de Dieu qu'ils acceptent par la foi. Cette découverte, faite dans des circonstances non élucidées, est l’événement crucial de la vie de Luther.

Il publie ses quatre-vingt-quinze thèses contre les indulgences le 31 octobre 1517. Il y condamne la vente des indulgences (rémission des peines temporelles des péchés en échange d'un paiement en argent) en vue du projet de collecter de l'argent pour la construction de la basilique Saint-Pierre de Rome.

Depuis des siècles, l'Église d'Occident avait instauré le système dit des « indulgences », qui permettaient, moyennant certaines conditions déterminées par l'Église catholique romaine — d'abord des actes de piétés (genre pèlerinages, éventuellement militaires / croisades) puis, plus souvent, des contreparties pécuniaires —, de voir les « peines temporelles » des pécheurs atténuées voire effacées sur terre ou au purgatoire, pour s'assurer une place au paradis.

Les dérives et abus se sont multipliés, s’appuyant jusque sur la théologie et la philosophie du temps, notamment cet aspect de la philosophie « nominaliste » qui enseigne, à juste titre, que les mérites des hommes sont incommensurables à la décision divine de les justifier où non. Idée inquiétante qui reçoit alors son apaisement par le biais du système de la hiérarchie ecclésiale — dont les indulgences — ; système que la découverte luthérienne de la grâce, dans la lignée, a-t-on remarqué, des mystiques rhénans (Maître Eckhart, Tauler, Suso), mais au-delà d’eux, d’Augustin, et surtout de Paul et des Psaumes, rend inutile au plan du salut : la justification divine se reçoit par la foi seule.

Après la publication de ses thèses contre les indulgences, Luther devient un personnage en vue, bientôt controversé. On sait que selon la tradition, il aurait cloué ses thèses sur les portes de l'église du château de Wittenberg, événement cependant attesté par aucun document. Elles sont en tout cas imprimées à la fin de l’année. Immédiatement traduites en allemand et largement diffusées, ces thèses suscitent de vives réactions. Défendant sa position au cours de débats publics à l'université de Wittenberg et dans d'autres villes, Luther fait l'objet d'une enquête de la curie romaine, qui le condamne le 15 juin 1520 et l’excommunie en janvier 1521.

Mais l’homme n’a qu’un guide pour le salut, c’est la Parole de Dieu, l’Écriture qui le mène au Christ. Les Saintes Écritures ne peuvent être contredites par les autorités ecclésiales, fût-ce le pape : le pape est lui aussi soumis à l'autorité de la Bible. La religion, la relation avec Dieu, est une question personnelle, intime, et non une affaire d’institution ecclésiale, politique, ou monastique.

La découverte réformatrice de Luther aura dès lors des conséquences significatives sur la conception de la vocation chrétienne, qui ne sera plus vie de retrait de la Cité à quelque plan que ce soit. En cela, il est aussi homme de la Renaissance, il condamne la fuite du monde au profit d’une vie chrétienne terrestre engagée dans le concret — tout en étant fondée dans l’intériorité (racine de la théologie des « deux règnes »).

Ce qui met en question la supériorité alors admise de la vie monastique. Avec sa formule « Dein Ruf ist dein Beruf » (ta vocation est ton métier) il fonde l’idée que la vocation de tout un chacun n’est pas de se retirer mais de s’incarner dans le monde. Cela vaudra désormais non seulement au plan professionnel ou politique, aussi au plan matrimonial, le célibat devenant cas particulier et non plus norme. Lui-même épousera, en 1525, Katharina von Bora, une ancienne nonne, dont il aura six enfants.

Théologie dans la Cité, la réussite et l’expansion de la Réforme seront liées aux circonstances politiques.

Convoqué à se présenter devant l'empereur Charles Quint à la diète (assemblée politique réunissant les différents princes d'Allemagne) de Worms, en avril 1521, on demande à Luther de se rétracter devant les autorités séculières et religieuses présentes. Ce qu’il refuse, affirmant qu'il devrait être convaincu par les Écritures ou une raison évidente pour le faire et qu'il préférait écouter sa conscience. « Votre Majesté sérénissime et Vos Seigneuries m'ont demandé une réponse simple. La voici sans détour et sans artifice. À moins qu'on ne me convainque de mon erreur par des attestations de l'Écriture ou par des raisons évidentes - car je ne crois ni au pape ni aux conciles seuls puisqu'il est évident qu'ils se sont souvent trompés et contredits - je suis lié par les textes de l'Écriture que j'ai cités, et ma conscience est captive de la Parole de Dieu ; je ne peux ni ne veux me rétracter en rien, car il n'est ni sûr, ni honnête d'agir contre sa propre conscience. Me voici donc en ce jour. Je ne puis autrement. Que Dieu me soit en aide. »

Condamné par l'empereur, Luther sera emmené par son protecteur, le prince électeur Frédéric de Saxe, et caché au château de la Wartburg. Il y commence à traduire en allemand le Nouveau Testament, ouvrant la voie au développement de la langue littéraire allemande (sa traduction allemande de l'Ancien Testament parut en 1532). Des désordres provoqués dans Wittenberg par certains de ses partisans extrémistes l'obligent à revenir en 1521 dans cette ville, où il parvint à rétablir la paix civile par une série de sermons.

Car c’est un partisan de l’ordre. Alors qu'il continuait à enseigner et à rédiger ses ouvrages à Wittenberg, Luther est entraîné dans des controverses suscitées par la « guerre des paysans » (1524-1526), car les chefs des rebelles avaient justifié leur combat par des arguments tirés de ses écrits. Luther contestera la validité de leurs positions théologiques, mais apportera son soutien à la plupart de leurs revendications politiques. Mais lorsque la violence l'emporte, il se retourne contre les paysans et soutient l'effort des princes pour restaurer l'ordre. Bien qu'il eût condamné plus tard la politique impitoyable et vengeresse appliquée par les nobles, son attitude pendant cette guerre — soutien de la répression — lui fera perdre beaucoup d'amis.

Il aura une attitude déplorable concernant les juifs. Un point où il n’a pas été du tout réformateur ! Il a 9 ans lors de l’expulsion des juifs d’Espagne, par les grands-parents de Charles Quint (qui est petit-fils maternel des rois catholiques de l’expulsion) devant qui il comparaîtra. Manifestement l’événement n’a pas marqué les chrétiens d’Europe : 1492, date où le cardinal de Médicis (futur Léon X) participe au conclave qui voit élire un de ses prédécesseurs. Un conclave qui s’est peu ému (pour ne pas dire réjoui) de l’expulsion ! Luther évolue dans ce monde-là. On attend surtout des juifs leur conversion à l’Église. Dans cet esprit, Luther produit dans un premier temps des textes qui sont inhabituellement favorables aux juifs, comme « Que Jésus-Christ est né juif ». Les juifs eux-mêmes portent alors sur la Réforme un regard favorable, mais qui ne va pas jusqu’à un projet de conversion ! Ce dont, semble-t-il, Luther aurait conçu un fort dépit qui ne serait pas pour rien dans son retour vers l’attitude générale d’alors, cela jusqu’à produire un épouvantable pamphlet, qui reste jusqu’à présent une tache insoutenable sur sa mémoire.

La foi luthérienne ne correspond pourtant pas à cela, loin s’en faut !

La foi luthérienne a été symbolisée dans la Confession d'Augsbourg, en dette à l’ami de Luther, Mélanchton. L'influence de Luther s'étendra rapidement dans le nord et l'est de l'Europe. Son plaidoyer pour l'indépendance des gouvernants à l'égard de l'Église (dont l'esprit fut trahi par les interprétations ultérieures) lui apportera le soutien d'un grand nombre de princes. Sa renommée a fait de Wittenberg un centre intellectuel.

Bien que spontanément conservateur, et ne voulant pas qu'on se réclame du nom de luthérien mais de celui de chrétien, Luther est condamné à faire évoluer l’Église, dans un sens qui l’éloignera de plus en plus des traditions romaines. Il faut aussi la doter d’outils pédagogiques. Sa doctrine théologique est ébauchée dans ses « trois grands écrits réformateurs » publiés en 1520, À la noblesse chrétienne de la nation allemande, De la captivité de Babylone de l'Église, De la liberté du chrétien et dans Du serf arbitre (1525), Luther. En 1529, il publie le Petit Catéchisme, à l’usage du peuple, et le Grand Catéchisme, destiné aux pasteurs.

Sa théologie est fondée sur l'étude du Nouveau Testament et des Psaumes et est fortement marquée par l'influence de saint Augustin ; elle ne s'apparente pas aux grands systèmes théologiques qui s'étendent sur toutes les questions relatives à la foi.

Quelques notions :

Loi et Évangile
Pour Luther Dieu agit sur les êtres humains de deux manières, par la Loi et par l’Évangile. La Loi représente les exigences de Dieu telles qu’elles sont exprimées notamment dans les dix commandements et les règles morales. Tous les êtres humains, indépendamment de leurs convictions religieuses, ont accès à la Loi de par leur conscience et les traditions éthiques de leur culture, bien que l’interprétation qu’ils en donnent soit toujours déformée par le péché. La Loi a deux fonctions essentielles — 1) politique et 2) pédagogique. 1) Elle permet aux êtres humains de maintenir l’ordre dans leur monde, leurs communautés et leurs propres vies malgré la distance qui les sépare de Dieu, du monde, de leurs voisins et d’eux-mêmes à cause du péché originel. 2) En outre, la Loi permet aux hommes de se rendre compte du besoin d’obtenir le pardon de leurs péchés, ce qui les conduit au Christ. Dieu agit sur les hommes à travers l’Évangile (« bonne nouvelle »), qui annonce que Dieu a offert son Fils pour le salut de l’humanité. Contrairement à la Loi, cette proclamation d’un don de Dieu ne demande rien d’autre que l’acceptation de la part de l’individu. La théologie s’était trompée en confondant la Loi et l’Évangile (l’exigence de Dieu et le don de Dieu) en induisant ainsi que les hommes peuvent mériter ce qui ne peut être que le don inconditionnel de la grâce de Dieu.

Le péché
Pour Luther, les chrétiens, tant qu'ils vivent sur cette terre, sont à la fois justes et pécheurs (simul iustus et peccator). Ils sont justes en ce qu’ils font confiance à la grâce de Dieu et non pas à leurs œuvres. Cependant, le péché est présent dans l'Église aussi bien que dans le monde, par conséquent un juste, un saint, n'est pas un modèle de morale mais un pécheur qui accepte la grâce de Dieu. Le citoyen le plus respecté et le criminel occasionnel ont tous les deux besoin du pardon de Dieu.

Dieu se révèle en Jésus
Pour Luther, Dieu se fait connaître aux hommes sous des formes terrestres et finies plutôt que sous la forme de divinité glorieuse. Ainsi, Dieu se révèle en Jésus-Christ, qui exprime son message dans les termes humains des auteurs du Nouveau Testament ; son corps et son sang sont reçus par les croyants, selon la formule de Luther, « dans, avec et par » le pain et le vin de la sainte Cène. Lorsque l'on se met au service des autres et du monde, lorsqu’on remplit sa vocation de père et mère, artisan, souverain et sujet, on est autant d'instruments de Dieu qui agit dans le monde à travers ces instruments. Luther fait ainsi disparaître la distinction traditionnelle entre les activités « sacrées » et « séculières ».

La théologie de la croix
Pour Luther, la théologie chrétienne est une théologie de la croix plutôt qu'une théologie de la gloire. Les êtres humains ne peuvent appréhender Dieu par la philosophie ou l'éthique ; ils doivent accepter qu'ils ne puissent connaître Dieu que s'il décide de se faire connaître. Luther affirme ainsi (cf. 1 Co 1 & 2) que Dieu révèle sa sagesse dans les propos confus de la prédication, son pouvoir à travers la souffrance et le secret du sens de la vie par la mort du Christ sur la croix.

RP




(* Cf. http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_761570003/Luther_Martin.html ; http://fr.wikipedia.org/wiki/Lutheranisme ; http://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Luther)





 

 

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