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Roland Poupin, pasteur
de l'Église réformée de France à Antibes, Cagnes-sur-Mer et Vence. Méditations théologiques et philosophiques...
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À lire…Par rolpoup :: vendredi 06 avril 2007 à 17:38 :: Temps livres
La papauté, les cathares et Thomas d’AquinPar rolpoup :: lundi 19 mars 2007 à 7:31 :: Temps livres
En atténuant la profondeur de ce bouleversement, l’Histoire a souvent fait l’impasse sur ce que la perception cathare du monde était largement celle de tout un chacun au Moyen-Age. Et on a inventé pour le catharisme des origines manichéennes, voire zoroastriennes, qu’il ignorait totalement. Les cathares, chrétiens protestataires d’héritage patristique, origénien et augustinien, n’ont pas pu, comme tant d’autres chrétiens médiévaux, accepter le scandale que constituait le pouvoir total, et donc temporel, de la papauté. Un refus des plus radicaux, en ce qui concerne le catharisme, qui apparaît alors aux yeux d’un Thomas d’Aquin comme un symptôme exacerbé du dualisme commun, partagé finalement jusqu’à une papauté qui se sent dotée par son instrument, le pouvoir temporel, de la responsabilité de dompter ce qu’elle perçoit comme un chaos qui lui fait face. Vision éminemment dualiste, que Thomas d’Aquin, en valorisant l’idée de nature, va ébranler définitivement. Ce livre est l’édition d’une thèse de théologie, intitulée L’héritage de St Sylvestre, la crise cathare et la réforme de Thomas d’Aquin, soutenue à l’Université de Strasbourg en 1988, récompensée par le prix ADRERUS en 1989.
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Si le catharisme était telle quantité négligeable, voire simple fantasme de ses contemporains, qu’était-il besoin pour la papauté de déclencher contre ses protecteurs une Croisade, et de créer contre lui l’Inquisition pontificale ? Qu’était-il besoin pour Dominique de Guzman de fonder un ordre religieux visant l’éradication de l’hérésie ? Qu’était-il besoin pour Thomas d’Aquin de rejoindre cet ordre à force d’être travaillé par la préoccupation de l’hérésie, pour aller chercher chez un philosophe arabe, Averroès, des idées étrangères, au risque d’être soupçonné lui-même d’hérésie, et même condamné pour cela (à Paris en 1277) ? Qu’était-il besoin pour Thomas d’Aquin, en pleine période des Croisades en Orient, d’importer une philosophie d’origine musulmane sous prétexte qu’elle était plus favorable à la nature ? Qu’était-il besoin encore, pour les autorités universitaires de conseiller cette nouvelle philosophie à Toulouse alors qu’elles l’interdisaient à Paris ? Si avant cela, le christianisme romain était si favorable à la nature qu’on le dit, pourquoi par exemple avait-il interdit le mariage des prêtres en plein XIe siècle, au moment où un « pré-catharisme » commençait à faire parler de lui ? Interdiction relevant d’une raison finalement dualiste : cela est largement ignoré de nos jours - où on ne sait plus comment faire pour se débarrasser de cette interdiction si étrange pour notre christianisme favorable à la nature -, mais le mariage des clercs était alors interdit au prétexte explicite que le contact du prêtre avec le Christ est incompatible avec le contact d’une épouse. Autant de questions qu’on évite d’autant plus facilement que l’on fait du catharisme une religion indo-iranienne, un peu New-Age, religion de la réincarnation à des années-lumière de l’enseignement chrétien. C’est ainsi que se rejoignent d’une part les partisans d’un catharisme d’autant plus hétérogène à la chrétienté médiévale qu’il est plus réincarnationiste, et d’autre part ceux qui pensent qu’il faut réviser, minimiser l’importance des violences de la Croisade et de la persécution, voire les justifier au regard de la menace que l’hérésie aurait représenté pour la civilisation européenne d’alors. Deux livres qui s’efforcent de restituer le catharisme dans son époque, comme un christianisme radical, qui dérange, qui menace les pouvoirs en place ; d’où la violence terrible exercée contre lui et ceux qui le protégeaient. Les cathares, l’âme et la réincarnation se propose de restituer le catharisme comme religion chrétienne, et non pas quelque anachronique philosophie du New-Age. La papauté, les cathares et Thomas d’Aquin entend montrer combien la nouvelle théologie introduite par Thomas d’Aquin bouleverse le paysage des idées, renvoyant le christianisme antérieur, romain comme cathare, dans un monde désormais périmé. Tout cela pouvant embarrasser plus qu’on ne croit, et jusqu’aujourd’hui un édifice catholique qui connaît toujours plus de difficultés à justifier ses pratiques d’origine dualiste.
Les cathares, l’âme et la réincarnationPar rolpoup :: samedi 17 mars 2007 à 9:30 :: Temps livres
Ce livre se propose de restituer cette dimension tragique et grandiose : l’exil dans le monde, dimension centrale de la théologie de ce christianisme médiéval qu’est le catharisme.
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Les dédicaces d'auteurs de Radio France
R.P.
Troubadours et catharesPar rolpoup :: jeudi 15 mars 2007 à 7:59 :: Temps livres
Troubadours et Cathares Actes du colloque de Chancelade
Auteurs : Anne Brenon, Gwendoline Hancke
Autour de MontaillouPar rolpoup :: mardi 13 mars 2007 à 7:35 :: Temps livres
Autour de Montaillou - un village occitan Histoire et religiosité d'une communauté villageoise au Moyen Âge
Sous la direction d'Emmanuel Le Roy Ladurie
Textes rassemblés par Anne Brenon et Christine Dieulafait En 1975, à partir de l'exceptionnelle source historique qu'est le Registre d'Inquisition de Jacques Fournier, Emmanuel Le Roy Ladurie ouvrait avec Montaillou, village occitan des voies nouvelles à la recherche médiévale. «Comme tous les humbles de leur temps, et de tous les temps, ils auraient dû sombrer vite dans l'oubli. Le malheur les en a préservés, en faisant d'eux des témoins.» Annie Cazenave
Emmanuel Le Roy Ladurie, Claudine Pailhès, Christian Raynaud, Flo Guillot, Jeanne Bayle, David Maso, Jean-Paul Cazes, Jean-Claude Soulassol, Matthias Benad, Gwendoline Hancke, Daniela Müller; Annie Cazenave, Anne Brenon, Danielle Laurendeau, Julien Roche, Jacques Frayssenge, Beverly M. Kienzle, Roland Poupin, Francesco Zambon, Jean Duvernoy, Michel Jas.Couverture : photo de Jean-Louis Gasc.
Les cathares devant l'histoirePar rolpoup :: dimanche 11 mars 2007 à 8:33 :: Temps livres
Les cathares devant l'histoire
Éditions : L'Hydre
Textes rassemblés par Anne Brenon et Christine Dieulafait, TABLE DES MATIÈRES
Jean Duvernoy et l'étude du catharisme : bibliographie générale
1ère table ronde : Jean Duvernoy, J. Roche, M. Aurell, A. Brenon, A. Cazenave, C. Fraïsse, J. Frayssenge, G. Hancke, D. Müller, R. Poupin, E. Riparelli.
3e table ronde : Jean Duvernoy, D. Müller, M. Aurell, A. Brenon, A. Cazenave, G. Hancke, D. Laurendeau, G. Passerat, R. Poupin, E. Riparelli, J. Roche, M. Roquebert
La répression : rapport introductif (Georges Passerat) 4e table ronde : Jean Duvernoy, G. Passerat, M. Aurell, A. Brenon, A. Cazenave, D. Laurendeau, D. Müller, E. Riparelli, M. Roquebert.
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